Prix Paul-émile Borduas [2004]
Prix Paul-émile Borduas [2004]

Prix Paul-émile Borduas [2004]

LE PRIX PAUL-ÉMILE BORDUAS 2004

En 2003, Manif d’art devenait responsable de la circulation, au Québec, de l’exposition des œuvres du récipiendaire du Prix Paul-émile-Borduas. Depuis 2000, le Centre culturel Yvonne L. Bombardier (Fondation J. Armand Bombardier) produisait et présentait en grande première l’exposition du lauréat de ce prix. Le mandat de Manif d’art consistait alors à reprendre l’exposition et la mettre en circulation au Québec. Depuis 2006, l’organisme assure la production de l’exposition, le centre culturel ayant dû se désister de cette tâche.

Prix national du Québec en arts visuels, le Prix Paul-émile-Borduas est la plus haute distinction décernée chaque année par le gouvernement du Québec en reconnaissance d’une carrière remarquable dans le domaine artistique et culturel. L’organisme œuvre fièrement à son engagement envers l’institution du Prix Paul-émile-Borduas, le projet de circulation étant une belle occasion de faire acte pédagogique en présentant les créations des artistes québécois contemporains.

Manif d’art collabore avec la coopérative Méduse afin de présenter l’exposition du récipiendaire du prestigieux prix. L’organisme veille également à faire circuler ces expositions en divers points névralgiques du Québec afin d’assurer une diffusion à grande échelle. Cela ajoute au prestige de ce prix trop peu connu et célébré.

RÉCIPIENDAIRE 2004 : MAURICE SAVOIE

L’EXPOSITION PHAROS

Coopérative Méduse, du 22 juin au 13 août 2006
Canadian Clay And Glass Gallery, du 9 septembre au 11 novembre 2007

Maurice Savoie nous livre ici le fruit d’un travail à la fois savant et débridé. Des Petites bêtes grotesques, aux villes imaginaires de la série « Pharos », des véhicules bigarrés, rappelant quelques chars allégoriques, aux œuvres se déployant dans l’espace, on constatera aisément la part de transgression qui anime actuellement son œuvre. Le rêve, le jeu, le plaisir des mythologies inventées, constituent les forces vives de ces œuvres toutes récentes qui témoignent d’une habile délinquance en égard au métier de la terre dont il réinvente les lois. Les objets trouvés côtoient ainsi les pièces longuement façonnées, la blancheur immaculée de la porcelaine prend les formes d’une calligraphie brute, les techniques d’impressions colorées se déclinent allégrement. Maurice Savoie nous dévoile de la sorte la richesse d’un matériau, d’un métier, qui aura façonné sa vie et dont il n’a de cesse de déployer les possibles.

Cette exposition, produite par Manif d’art, a été supervisée par la commissaire Lisanne Nadeau. L’exposition sera également présentée à la Canadian Clay and Glass Gallery en 2007.

L’ARTISTE MAURICE SAVOIE

Maurice Savoie vit à Longueuil où il a établi son atelier. Sa formation de base à l’école du meuble de Montréal et à l’école des beaux-arts de Montréal ( 1948-1951 ) sera enrichie de nombreux stages à l’étranger, notamment en Italie et en France dans les années 50 et 60, puis, plus récemment, en 1989, à l’école nationale d’art décoratif de Limoges. Maurice Savoie consacrera de nombreuses années de sa vie à l’enseignement, assurant la formation de plusieurs céramistes québécois. On ne compte plus ses participations à des expositions collectives au Québec, au Canada, aux états-Unis, en France, en Hongrie, en Italie et en Norvège. Il compte à son actif plusieurs projets d’intégration à l’architecture depuis les années 60 dont la Chancellerie du Canada à Belgrade ( 1984 ), le Pavillon du Québec de l’exposition universelle de Montréal ( 1967 ) et la station McGill du métro de Montréal ( 1966 ). Récipiendaire du Prix Paul-émile-Borduas et du Prix Saidye-Bronfman en 2004, Maurice Savoie est également membre de l’Ordre du Canada et de l’Académie royale des arts du Canada ( 1994 ). Il fut lauréat du Grand prix des métiers d’art du Québec en 1987 et en 2000. La Galerie Materia et la commissaire Lisanne Nadeau lui consacraient une exposition bilan en 2003. Le Musée canadien des civilisations et le Musée de Sherbrooke lui rendaient quant à eux hommage en 2005.

LA COMMISSAIRE LISANNE NADEAU

Lisanne Nadeau vit et travaille à Québec. Historienne, critique d’art et commissaire indépendante, elle fut engagée au sein du collectif de la chambre blanche pendant de nombreuses années au cours desquelles elle a entre autres assumé les fonctions de coordonnatrice à la programmation jusqu’en 2000. Elle sera, dans ce contexte, à l’origine de plusieurs événements d’art in situ en milieu urbain notamment Cinq artistes à la Maison Gomin (1999) et les Rencontres internationales en arts visuels
( 1998 et 2000 ). Notons en outre : L’éthique du doute et Un refuge dans la ville présenté au Musée de Rimouski respectivement en 1992 et en 2005, la rétrospective des œuvres sur papier de Paul Lacroix au Musée national des beaux-arts du Québec en 1998-1999, Paysages et autres fictions à la Maison Hamel-Bruneau en 2002, enfin être, exposition de Anton Roca au Centre d’exposition de Reus
( Catalogne ) en 2003. Lisanne Nadeau publie régulièrement dans divers périodiques ( Parachute, ETC, CV, Inter ), catalogues d’exposition et monographies. En 2004, elle agissait à titre d’auteur et de coordonnatrice à l’édition du bilan des vingt ans de la Politique d’intégration des arts à l’architecture du ministère de la Culture et des Communications.