Prix Paul-émile Borduas [2003]
Prix Paul-émile Borduas [2003]

Prix Paul-émile Borduas [2003]

LE PRIX PAUL-ÉMILE BORDUAS 2003

En 2003, Manif d’art devenait responsable de la circulation, au Québec, de l’exposition des œuvres du récipiendaire du Prix Paul-émile-Borduas. Depuis 2000, le Centre culturel Yvonne L. Bombardier (Fondation J. Armand Bombardier) produisait et présentait en grande première l’exposition du lauréat de ce prix. Le mandat de Manif d’art de Québec consistait alors à reprendre l’exposition et la mettre en circulation au Québec. Depuis 2006, l’organisme assure la production de l’exposition, le centre culturel ayant dû se désister de cette tâche.

Prix national du Québec en arts visuels, le Prix Paul-émile-Borduas est la plus haute distinction décernée chaque année par le gouvernement du Québec en reconnaissance d’une carrière remarquable dans le domaine artistique et culturel. L’organisme œuvre fièrement à son engagement envers l’institution du Prix Paul-émile-Borduas, le projet de circulation étant une belle occasion de faire acte pédagogique en présentant les créations des artistes québécois contemporains.

Manif d’art collabore avec la coopérative Méduse afin de présenter l’exposition du récipiendaire du prestigieux prix. L’organisme veille également à faire circuler ces expositions en divers points névralgiques du Québec afin d’assurer une diffusion à grande échelle. Cela ajoute au prestige de ce prix trop peu connu et célébré.

RÉCIPIENDAIRE 2003 : RAYMONDE APRIL

L’EXPOSITION BIFURCATIONS

Coopérative Méduse, du 23 juin au 14 août 2005
Centre d’exposition de l’Université de Montréal, du 2 mars au 2 avril 2006

Dans son acception la plus répandue aujourd’hui, le paysage renvoie invariablement au rapport sensible ou à la relation esthétique que l’on entretient avec l’environnement naturel. Peut-on envisager de dégager quelques aspects essentiels du paysage à partir d’un lieu spécifique, le paysage tel qu’exprimé dans les photographies récentes de Raymonde April ? Pourquoi pas ? Il s’agit ici d’une conception particulière du paysage, voire une sensibilité qui privilègie un rapport affectif à la nature de l’espace habité.

Le corpus photographique de bifurcations, réalisé en 2004 par Raymonde April, est constitué de deux grandes catégories d’images ; une série d’images individuelles (Sentier national) qui se présente comme une succession de variations sur le paysage et un regroupement d’images (Dix images seules) montrant des scènes de la vie en famille et des furtifs moments vécus entre amis. Si la première catégorie d’images aborde la question de la familiarité des lieux et les réminiscences qu’ils suscitent, la deuxième catégorie prend une tout autre direction et fonctionne plutôt comme de longues séquences panoramiques (Inconsciences, Les rêves de la raison). Dans ces séquences, l’artiste élabore, en un patient jeu de permutations, une prose visuelle dominée par le principe de discontinuité. Cet ensemble constituait la première exposition de photographies couleur de l’artiste.

Cette exposition, produite par le Comité de développement de la Fondation J. Armand Bombardier a été supervisée par le commissaire et ami de l’artiste, Jean Rochefort. L’exposition a également été présentée au Centre d’exposition de l’Université de Montréal du 2 mars au 2 avril 2006 dans le cadre du projet de circulation de Prix Paul-émile-Borduas.

L’ARTISTE RAYMONDE APRIL

Raymonde April est née en 1953 à Moncton, Nouveau-Brunswick, et a grandi à Rivière-du-Loup, dans l’Est du Québec. Elle vit et travaille à Montréal, où elle enseigne la photographie à l’Université Concordia depuis 1985. Photographe et artiste, elle est reconnue depuis la fin des années soixante-dix pour sa pratique minimaliste inspirée du quotidien, au confluent du documentaire, de l’autobiographie et de la fiction. Abondamment exposé au Canada et à l’étranger, son travail a aussi fait l’objet d’importantes expositions individuelles ; Voyage dans le monde des choses organisée par le Musée d’art contemporain de Montréal en 1986, Les Fleuves invisibles produite par le Musée d’art de Joliette en 1997 et mise en circulation au Canada et en France jusqu’en 2000, ainsi que Tout embrasser, présentée à la Galerie d’art Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia dans le cadre du Mois de la Photo à Montréal en 2001. Les œuvres de Raymonde April enrichissent les principales collections publiques canadiennes et de nombreuses collections privées. Elle a résidé dernièrement au studio du Conseil des arts et des lettres du Québec à New York.

LE COMMISSAIRE JEAN-CLAUDE ROCHEFORT

Jean-Claude Rochefort est né à Saint-Hilarion-de-Charlevoix, Québec. Il vit dans Charlevoix et à Montréal où il travaille à titre de critique d’art et de conservateur indépendant. Il est détenteur d’un doctorat interdisciplinaire en études et pratiques des arts à l’UQAM. Il a écrit de nombreux articles dans la revue Spirale, revue pour laquelle il a dirigé quelques dossiers, dont un sur l’image numérique et un autre sur l’amour, codirigé en collaboration avec Catherine Mavrikakis. Jean-Claude Rochefort a travaillé également comme critique d’art au Journal Le Devoir de 2001 à 2004. Il se consacre actuellement à l’implantation d’un Centre Art, Nature et Paysage à Saint-Hilarion-de-Charlevoix.