Prix Videre 4e édition (1995-1996)
Prix Videre 4e édition (1995-1996)

Prix Videre 4e édition (1995-1996)

PRIX ÉVÉNEMENT

Bourse de 500 $ remise par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

PATRICK ALTMAN
Son installation photographique consacrée aux Œuvres oubliées a fait revivre les fragments de 200 œuvres provenant de la réserve du Musée national des beaux-arts du Québec, où Patrick Altman occupe le poste de photographe en chef. Tel un collectionneur, il en a tiré 1600 photographies dans des tons de gris dégradés, à la façon d’une mémoire qui s’estompe. Un heureux mariage de minimalisme et de poésie. Son travail, construit autour de corpus ( collection de Musées, archives familiales, etc. ) questionne souvent la conservation ou l’oubli de ces images.

Patrick Altman expose au Québec et à l’étranger. Il est membre fondateur de la revue Inter de Québec et président du conseil d’administration du centre Vu.

étaient aussi en nomination:

Karole Biron pour son installation intitulée Territoire d’objets présentée à la galerie du centre Vu. Elle s’impose par le regard neuf qu’elle porte sur l’univers qui nous entoure. Elle aime établir des dialogues entre la photographie, la sculpture et l’espace sculptural. Le territoire qu’elle nous proposait de parcourir était formé de 700 plaques de béton mobiles supportant deux pièces de mobilier donnant sur des photographies d’objets et de lieux. Son installation est reconnue comme une œuvre forte.

Sylvie Bussières pour l’exposition Objets divers présentée à la Chambre Blanche dans le cadre d’une résidence de deux semaines. Constituées d’objets trouvés et récupérés, ses œuvres illustrent les principes qui s’inscrivent dans la nature et s’ouvrent sur d’autres significations permettant des associations évocatrices et ambiguës. Ses sculptures, essentiellement éphémères, sont chargées de poésie et invitent à la réflexion.

Jacques Samson pour ses Sculptures récentes présentées à l’Œil de Poisson. Ses formes gigantesques à caractère hybride inspirées du règne végétal établissent une relation à la fois physique et conceptuelle. Les matériaux utilisés conservent leurs propriétés respectives et dépassent leurs limites. Ces sculptures ludiques mettent en œuvre une dynamique qui incite le spectateur à prolonger ce monde en croissance.

PRIX RECONNAISSANCE

Bourse de 500 $ remise par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

MARCEL MAROIS
Son exposition Atmosphère de la mémoire, présentée à la Galerie Madeleine Lacerte, donnait à voir un nouvel espace pictural dans l’art textile. Marcel Marois y renouvelait la tradition de la tapisserie. Dans son processus de création, il allie les grains colorés du tissage avec le grain d’images photocopiées provenant de coupures de presse auxquelles il juxtapose des bribes de textes à peine lisibles. Il puise à même ces informations et y inscrit la notion de la conscience et du temps. Selon Marcel Marois, « faire de la tapisserie aujourd’hui, c’est aussi conserver la trace du passé dans le présent, et inscrire l’éphémère dans la permanence du tissage ».

Marcel Marois jouit d’une reconnaissance internationale. Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques et privées, dont celle du Minneapolis Institute of Arts, aux états-Unis.

était aussi en nomination:

Richard Baillargeon pour son exposition à la Chambre Blanche, sorte de parcours initiatique intitulé : Champs / la mer (suite d’images photographiques accompagnées de phrases énigmatiques) ; Du plus loin : l’onde ( film opposant la montagne et la mer ). Richard Baillargeon interroge, comme il dit, les états du regard : « Regard qui se porte sur ce qui est au loin, mais regard qui se tourne vers ce qui est près de soi, proche, ici, là ». Il nous parle de regard-image, regard-parcours, regard-temps, regard-retour qui est tout cela à la fois : sujet, horizon, marge et plus encore.