Prix Videre 5e édition (1996-1997)
Prix Videre 5e édition (1996-1997)

Prix Videre 5e édition (1996-1997)

PRIX RÉVÉLATION

Bourse de 500 $ remise par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

LAURÉATS EX AEQUO : NATALIE ROY ET PAUL BÉLIVEAU

NATALIE ROY
Pour son exposition Nuits d’anémone (des millions d’étoiles et l’épaisseur d’un cheveu) à l’Œil de Poisson. Natalie Roy travaille à partir du sens matériel. Sa pratique tente de faire apparaître cette distance entre l’état originel des choses et leur espace poétique. Ainsi, ses projets rassemblent puis pervertissent des objets puisés dans la réalité de tous les jours.

NataIie Roy vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts plastiques de l’université d’Aix-Marseille I. Au cours des dernières années, elle a présenté plusieurs expositions au Québec et en France. Outre la réalisation d’un projet d’intégration de l’art à l’architecture dans la région de Québec, elle a également présenté cet automne une installation au Musée d’art contemporain de Montréal dans le cadre de l’événement De foudre et de passion.

PAUL BÉLIVEAU
Pour ses deux projets d’intégration de l’art à l’architecture, soit Les déplacements périphériques à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec et Lux aeterna à l’édifice de la caserne Dalhousie à Québec.

Paul Béliveau travaille depuis plus de vingt ans à Québec. Après avoir exploré la gravure et le dessin, il se consacre entièrement à la peinture avec la production des séries Ronde de nuit et Fragments de nuit en 1986. Enfin, la série Les apparences présentée en 1992 a fait la tournée pendant quatre ans dans différents centres d’exposition du Québec et de l’Ontario. Depuis 1984, il a en outre conçu et réalisé une quinzaine d’œuvres d’art intégrées à l’architecture, dont celle exposée dans le hall d’entrée du Conseil des arts et des lettres du Québec. Sa production actuelle est pluridisciplinaire et allie les techniques artistiques traditionnelles à des technologies de pointe. Les œuvres de Paul Béliveau font partie de nombreuses collections publiques et privées au Québec et à l’étranger.

étaient aussi en nomination:

Diane Landry pour son exposition Humeur à patiner présentée chez Obscure. Des objets côtoyés quotidiennement génèrent les projets que réalise Diane Landry. Elle ne cherche pas à dissimuler l’origine de ces objets, mais plutôt à leur offrir une nouvelle résonance par une perversion de leur fonction d’origine et aussi par la déformation de leur échelle établie. Par exemple : elle transforme une table-tournante pour disque vinyle en carrousel pour patin à glace ou encore elle convertit une bouilloire électrique en chapeau-horloge pour performance. Elle essaie d’occuper le plus d’espace possible avec le moins de choses possibles.

Joanne Tremblay pour son exposition ETITNEDI présentée à la galerie du centre Vu. Elle y traite de l’identité de sa fille en explorant les avenues métaphysiques et psychologiques des liens qui peuvent exister entre une mére et sa fille.

PRIX RECONNAISSANCE

Bourse de 500 $ remise par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

MARCEL JEAN
Pour son exposition de peintures présentées à la Galerie Madeleine Lacerte.

Marcel Jean œuvre depuis plus de quarante ans à travers les pratiques de la peinture, de la sculpture et du dessin. Il dit de son travail qu’il « se développe à partir d’une réflexion philosophique qui pense l’art essentiellement, hors des cadres stylistiques ». Ni abstrait, ni représentatif au sens de l’histoire, il définit son travail en regard de son histoire propre, c’est-à-dire par le comment elle engage une action, un faire. Marcel Jean se consacre à l’enseignement depuis 1964.

Depuis 1966, il expose au Québec, au Canada et en Europe. Il a conçu et réalisé plusieurs projets d’intégration de l’art à l’architecture et ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées.

étaient aussi en nomination:

Lucienne Cornet pour son projet d’intégration de l’art à l’architecture au Centre des Congrès, Le Quatuor d’airain. Sorties de la forêt toute proche, voici que bondissent sur le béton de la ville quatre bêtes sauvages que croisent les piétons se rendant au Centre des Congrès. Cette œuvre récemment ancrée dans la cité symbolise, en quelque sorte, le lien dynamique que l’artiste aime entretenir avec le public. En effet, le défi posé par l’œuvre intégrée lui permet de sortir de l’atelier pour mettre à l’épreuve la singularité de sa recherche, en dehors du milieu des galeries et des musées.

Michel Parent pour son exposition Avec textes présentée à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval. Il nous livre en quelques mots son attitude face à la création artistique : « Inventer dans l’inquiétude des vocabulaires d’images et croire humblement que ces images donneront à l’autre, dans le plaisir de l’instant, quelques moments d’oubli. L’effort d’acquisition d’un vocabulaire juste est grand; cependant, les résultats en sont toujours incertains. La pratique de l’art, c’est à la fois modeste et fou ».

René Taillefer pour son projet d’intégration de l’art à l’architecture aux pavillons Alphonse-Desjardins et Maurice-Pollack à l’Université Laval. à son retour d’un long séjour en Afrique, il a commencé à concevoir et réaliser des sculptures qui sont le plus souvent un prolongement d’environnements naturels ou architecturaux. Ses œuvres appartiennent davantage au paysage qu’aux espaces conventionnels d’exposition.