Prix Videre 6e édition (1997-1998)
Prix Videre 6e édition (1997-1998)

Prix Videre 6e édition (1997-1998)

PRIX ÉVÉNEMENT

Bourse de 500 $ remise par la Mutuelle SSQ-Vie

CLAUDIE GAGNON

Elle a concocté l’installation Le plein d’ordinaire et l’a présentée dans son appartement. L’œuvre, une représentation de la société de spectacle, est devenue un véritable événement festif digne d’elle. Il suffisait de nous laisser guider par la structure de l’appartement où chacune des pièces, ostentatoires et somptueuses, constituait un véritable cabinet de curiosités ou, comme on le nommait autrefois, une chambre d’art et de merveilles.

étaient aussi en nomination:

Florent Cousineau pour ses installations Déplacements obscurs et Le dialogue des anges présentées à la Chambre blanche. Florent Cousineau y témoignait de préoccupations environnementales. Les matiéres utilisées, naturelles ou construites, étaient assemblées de façon à créer une expérience rituelle pour le regardeur. Que ce soit par la présence du feu ou l’utilisation particulière de l’espace, il nous laissait suspendus et disponibles à une expérience onirique.

Ivan Binet pour l’exposition Paysage sans fin présentée à la galerie du centre Vu. Il s’agissait d’une production récente où était utilisés appareil panoramique et traitement informatique. à la manière de triptyques, ces photographies de paysages indéterminés s’imposaient comme autant de constructions fictives semblant se dérouler dans un voyage sans fin à travers les saisons et les buissons au-dessus des coteaux, au bord de l’eau et sur les plaines.

PRIX RECONNAISSANCE

Bourse de 500 $ remise par La Caisse d’économie solidaire Desjardins de Québec

DAVID NAYLOR
Pour son exposition intitulée La nuit. Par la juxtaposition de matériaux lourds et imposants, les œuvres présentées à la petite galerie de l’Œil de Poisson, et son exposition Malentendu à la Galerie des arts visuels de l’Université Laval, ont su donner aux lieux toute la dimension formelle liée aux principaux enjeux du traitement de l’espace en sculpture contemporaine. Cette savante simplicité convenait parfaitement à l’endroit où les références aux usages conformes des matériaux et des dispositions de l’objet étaient mis en déroute par une approche des plus actuelles.

étaient aussi en nomination:

Paul Béliveau pour l’exposition Les régénérescences, présentée à la galerie Estampe Plus. L’exposition était formulée à la manière d’un élève du photographe allemand Karl Blossfeldt mort en 1932. Paul Béliveau nous livrait une série de dessins relatant l’histoire d’une nature en partie détruite mais régénérée par lui, comme si elle avait toujours existée, à partir d’œuvres réinventées, voire elles aussi régénérées, de façon inventive, dans un traitement intimement baroque.

Diane Landry pour l’installation L’étreinte atroce présentée à la Chambre blanche, dans le cadre de l’événement Trois Fois Trois Paysages organisé par la galerie du centre Vu. Cet assemblage d’objets tronqués était construit tel un composite de traîneaux, de chaise haute ou de berceuse, sur fond de transparents photographiques représentant des paysages urbains. Le tout, branché sur un système MIDI régissant le mouvement, réussissait fort bien à nous rappeler le corps absent.