Prix Videre 7e édition (1998-1999)
Prix Videre 7e édition (1998-1999)

Prix Videre 7e édition (1998-1999)

PRIX ÉVÉNEMENT

Bourse de 500 $ remise par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

LE TRIO BGL
BGL est un acronyme pour Jasmin Bilodeau, Sébastien Giguère et Nicolas Laverdière. Ce collectif de la jeune relève est adepte de la récupération. Il fabrique, avec des techniques et des matériaux bruts, des installations qui mettent en relief les dérèglements de notre société. Si ces œuvres sont en apparence optimistes, elles dénotent une lucidité implacable qui offre une critique sociale à la fois incisive et rafraîchissante.

Le trio présentait simultanément l’été dernier : Se réunir seul à la Maison de la culture Côtes-des-Neiges de Montréal, Rejoindre quelqu’un à l’événement La cueillette, organisé par le Centre Est-Nord-Est à Saint-Jean-Port-Joli, puis La Villa des Regrets lors d’une résidence au 3e Impérial à Granby pour Instants ruraux. On se souviendra notamment de Perdu dans la nature présentée à la Chambre Blanche en décembre 1998. Occupant tout l’espace de la galerie, cette installation, entièrement constituée de pièces de bois, reproduisait avec fidélité et ironie des objets de convoitise dans une société de consommation : voiture de luxe, piscine hors-terre et pelouse impeccable. Le contraste entre l’évocation de la surconsommation des banlieusards et l’utilisation de matériaux recyclés est des plus puissant.

étaient aussi en nomination:

François Chevalier pour l’exposition Insectarium welcome présentée à la Chambre blanche. Cette exposition rendait parfaitement compte de l’intérêt que porte cet artiste au dessin : plus d’une centaine d’œuvres sur papier ( estampe, fusain, encre, graphite, crayon, etc. ) représentant différentes espèces d’insectes et de papillons, s’offraient en des lignes et taches vives où le mot d’ordre semblait être le jeu. à cette installation, l’artiste a joint un montage vidéo où s’animaient ces petites créatures.

François Mathieu pour l’exposition Survivre et laisser rire présentée à l’Œil de Poisson. L’artiste a inventé des engins adaptés à ses désirs et ses besoins, des machines sorties d’un univers technologique sans date, sans époque.

PRIX RECONNAISSANCE

Bourse de 500 $ remise par la Faculté d’Aménagement d’Architecture et des Arts Visuels de l’Université Laval

DANIELLE APRIL
Pour son exposition d’œuvres récentes intitulée Domus et présentée à la galerie Estampe Plus. Cette série de montages photographiques réunissait les images d’éléments architecturaux et celles de paysages dans une sorte de construction onirique. De fait, ces audacieux assemblages, rappelant au passage la collection d’insectes ou de papillons avec leur épinglage et leur boîtier, s’offrait telle une poésie du logis.

Danielle April est une artiste dont le talent et l’intelligence s’expriment et s’extériorisent dans de multiples disciplines. Tout ce qu’elle touche devient œuvre d’art. Depuis vingt ans, quelques dizaines d’expositions individuelles et collectives en témoignent alors que de nombreux édifices publics, écoles, bibliothèques ou hôpitaux arborent fièrement les œuvres qu’elle y a intégrées. De plus, de nombreuses collections publiques et privées importantes se sont enrichies en qualité par l’apport de ses œuvres, au Québec et au Canada. Et pourtant, le travail de Danielle April ne s’arrête pas là. En effet, peu d’artistes ont mis et mettent autant d’effort et de courage à défendre la cause de l’art et les intérêts des artistes en arts visuels, que ce soit au sein du RAAV ( le regroupement des artistes en arts visuels du Québec ) dont elle est présidente, de la Sodart ( société de droits d’auteur en arts visuels ) qu’elle préside également, ou des nombreux comités auxquels elle a généreusement contribué à ce jour. Danielle April, une artiste exceptionnelle à l’engagement exemplaire. Danielle April vit et travaille à Québec.

étaient aussi en nomination:

Paul Lacroix pour l’exposition Paul Lacroix : œuvres sur papier 1975-1998 offerte par le Musée national des beaux-arts du Québec, qui présentait les productions récentes et antérieures de l’artiste dans un clin d’œil rétrospectif. Attentif aux moindres développements de l’art, sous quelque forme que ce soit, le travail de Paul Lacroix emprunte ici les chemins de la forme dessinée sans toutefois ne jamais s’écarter de sa véritable voie : la créativité à l’état pur.

Richard Mill pour ses œuvres récentes exposée à l’annexe de la Galerie Madeleine Lacerte. Elles comptaient non seulement des œuvres peintes où lignes et couleurs confirment la gestualité du peintre, mais également des structures de bois s’inscrivant dans un agile système de diagonales. De la construction de l’image, l’artiste est passé avec adresse à la construction de la forme en trois dimensions, sortant audacieusement du cadre établi.