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Sobey Art Award annonce ses finalistes 2010

L’organisme Manifestation internationale d’art de Québec félicite Brendan Fernandes pour sa nomination au prestigieux Sobey Art Award. C’est jeudi le 15 avril dernier que la liste officielle des finalistes a été annoncée, signifiant ainsi que 25 artistes canadiens courent maintenant la chance de remporter le prix de 50 000$.

Le gagnant sera annoncé le 18 novembre prochain lors d’un gala au Musée d’art contemporain de Montréal. L’équipe de la Manif d’art 5 souhaite la meilleure des chances à Brendan Fernandes et vous invite à venir contemplé THE HUNTING présenté à Place Québec du 1er mai au 13 juin 2010.

Biographie de Brendan Fernandes

Source : Sobey Art Award announces 2010 longlist

La manif d’art 5 dévoile ses artistes

Artistes participant à la Manif d’art 5

  • Patrick Altman (Québec, Canada)
  • Salvatore Arancio (Londres, Angleterre)
  • Bill Burns (Toronto, Canada)
  • Luca Buvoli (New York, états-Unis)
  • Cooke-Sasseville (Québec, Canada)
  • Doyon/Demers (Québec, Canada)
  • Sarah Emerson (Atlanta, états-Unis)
  • Carole Epp (Saskatoon, Canada)
  • Brendan Fernandes (Toronto, Canada / New York, états-Unis)
  • Amélie-Laurence Fortin (Québec, Canada)
  • Laurent Grasso (Paris, France)
  • Johan Grimonprez (Bruxelles, Belgique / New York, états-Unis)
  • Milutin Gubash (Montréal, Canada)
  • Hadley+Maxwell (Vancouver, Canada / Berlin, Germany)
  • Maryam Jafri (Copenhague, Danemark)
  • Gwen MacGregor (Toronto, Canada)
  • Lynne Marsh (Montréal, Canada / Berlin, Allemagne / Londres, Angleterre)
  • Daniel Joseph Martinez (Los Angeles, états-Unis)
  • Michael Jones McKean (Richmond, états-Unis)
  • Gean Moreno (Miami, états-Unis)
  • Ahmet ögüt (Istanbul, Turquie / Amsterdam, Pays-Bas)
  • Ernesto Oroza (Miami, états-Unis); Iván Navarro (New York, états-Unis)
  • Trevor Paglen (Berkeley, états-Unis)
  • Christodoulos Panayiotou (Chypre)
  • Gwendoline Robin (Bruxelles, Belgique)
  • Samuel Roy-Bois (Vancouver, Canada)
  • Lindsay Seers (Londres, Angleterre)
  • SUPERFLEX (Copenhague, Danemark)
  • Katherine Taylor (Atlanta, états-Unis)
  • Myriam Yates (Lennoxville, Canada)

La liste finale des artistes sera publiée en avril 2010.

Parmi les œuvres présentées :

Plänterwald, l’installation vidéo de Lynne Marsh, est une œuvre réalisée pour la Manif d’art 5 mettant en scène un parc d’amusement abandonné situé à la lisière de la ville de Berlin. Alors que le parc est confiné dans un périmètre sécurisé et qu’il est isolé de l’espace public, l’absence de foule impose sa présence. La vidéo oppose l’absurdité de l’usage de la force par rapport à la décrépitude et à l’obsolescence du site. Plänterwald s’inscrit dans la continuité de la démarche de Marsh, de cette exploration d’univers enchaînés à une logique interne, et qui, lentement, mais inexorablement – à l’instar des défuntes montagnes russes –, renvoie aux grondements profonds des travers sociaux et politiques.

Debris de Trevor Paglen est constitué d’une série de photographies de débris, de déchets et de rejets humains gravitant dans l’orbite terrestre. Cette suite photographique ayant pour sujet des carcasses de fusées, des navettes spatiales désaffectées et des fragments de satellites – résultant de collisions ou d’explosions – incarne la crainte perpétuelle, largement répandue, que des objets puissent tomber du ciel et le fait que ces débris vont, ironiquement, survivre à la présence de l’humanité sur la planète.

Exploded City d’ Ahmet Ögüt, inaugurait la 53e exposition internationale de la Biennale de Venise, en 2009. Exploded City s’inspire du roman Les Villes invisibles d’Italo Calvino qui repose sur un dialogue entre Kublai Khan et Marco Polo. Traçant le portrait de villes fantastiques et distantes du passé, du présent et de l’avenir, cet ouvrage aborde, à chaque chapitre, une ville différente. Exploded City, maquette tridimensionnelle à l’échelle 1/100 d’une ville entièrement constituée de bâtiments détruits lors d’attaques terroristes depuis les années 90, se veut un chapitre additionnel à l’ouvrage de Calvino.

Dans le film The Financial Crisis (Session I-IV), 2009, le collectif danois SUPERFLEX aborde la crise financière et l’effondrement boursier d’un point de vue thérapeutique. Le film comprend quatre parties (ou sessions) au cours desquelles le public est amené à éprouver tant la fascination qu’exercent la spéculation et le pouvoir, que la peur, l’anxiété et la frustration relatif à la perte de contrôle, aux crises financières et au désastre personnel. à titre d’exemple, Session 1 : The Invisible Hand invite à découvrir l’armature du capitalisme – l’idée de cette « main invisible » reposant sur la bonne foi d’une autorégulation qui vise à maintenir les gens et le marché à l’abri d’un dérèglement et d’une perte de contrôle économiques. L’hypnotiseur guide le public à travers ses pires cauchemars, lui révélant ainsi que la crise extérieure est en fait une psychose intérieure. Sous hypnose, le spectateur sera amené à questionner ses croyances et à imaginer un monde qui ne serait plus gouverné par cette main invisible.

L’organisme Manifestation internationale d’art de Québec remercie tout particulièrement l’Entente entre le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec et la Ville de Québec et la Délégation générale du Québec à New York qui, par leur participation, contribuent au rayonnement de la Manif d’art 5. L’organisme salue également l’implication du Conseil des Arts du Canada – par le Bureau du développement des publics et des marchés – et souligne la collaboration de la Délégation du Québec à Boston.

La Manif d’art dévoilera les artistes de sa 5e édition lors du Armory Show de New York

La Manif d’art sera présente avec plusieurs de ses collaborateurs à l’événement The Armory Show à New York. Le 5 mars prochain, dans le cadre d’une conférence de presse, la commissaire de la Manif d’art 5, Madame Sylvie Fortin, annoncera les artistes qu’elle a retenus pour la 5e édition de la biennale de Québec.

L’organisme Manifestation internationale d’art de Québec remercie tout particulièrement la Délégation du Québec à New York qui, par sa participation, contribue au rayonnement de la Manif d’art 5. L’organisme salue également l’implication du Conseil des Arts du Canada – par le Bureau du développement des publics et des marchés – et souligne la collaboration de la Délégation du Québec à Boston.

The Armory Show

The Armory Show est un événement majeur en art aux États-Unis. Depuis 11 ans, en mars, les artistes, les galeristes, les collectionneurs, les médias du monde entier se donnent rendez-vous à New York pour cette grande rencontre. En 2009, plus de 56 000 visiteurs étaient présents. www.thearmoryshow.com

L’annonce de la liste des artistes et des lieux de la Manif d’art 5 sera faite par voie de communiqué immédiatement après la conférence de presse à New York le vendredi 5 mars 2010.

Catastrophe? Quelle catastrophe! : la thématique de la Manif d’art 5

Catastrophe? Quelle catastrophe!
Nous vivons tous dans un monde catastrophique!

Pendant que la catastrophe domine l’imaginaire contemporain et les médias de masse, son réel impact reste insaisissable. Son hyper visibilité protège son fondement; l’omniprésence des événements catastrophiques crée un écran de fumée, ce qui rend invisible le réel travail de la catastrophe. Politiquement, l’événement catastrophique est utilisé pour légitimer la promulgation des états d’exception. Mais, dans les dernières années, la catastrophe a aussi été utilisée de façon préventive ; nous n’avons même plus besoin de catastrophe pour être assujetti à sa logique. Ainsi, sa temporalité s’est modifiée, son terrain opérationnel s’étant étendu à la totalité du temps et de l’espace. Son champ d’action est tel que la catastrophe est devenue la condition même de la vie contemporaine. Si pendant la deuxième guerre mondiale Walter Benjamin pouvait définir l’histoire comme  « une seule et unique catastrophe qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds », Slavoj Zizek a récemment démontré que la catastrophe s’est étendue au futur, « la vraie catastrophe étant maintenant cette vie à l’ombre de la menace permanente d’une catastrophe. » La vie quotidienne est désormais l’arène de catastrophes « low level » incessantes et inéluctables. Elle est aussi le théâtre d’exception où la démocratie et l’égalité sont réduites à leur simple forme.

Si la catastrophe est le dénouement du jeu théâtral chez les Grecs, elle tapisse désormais nos vies quotidiennes et en devient la trame sonore. De plus, le concept de catastrophe opère aussi dans une sphère élargie qui inclut les mathématiques et la biologie tout comme la littérature et la théorie.

Cet événement autour du thème de la catastrophe regroupera les productions nouvelles et récentes d’artistes évoluant sur la sphère planétaire. Ces œuvres nous incitent à discerner des stratégies de résistance au travail d’anéantissement lent, incessant et non spectaculaire de la catastrophe. Pour y arriver, seront déployées diverses plateformes complémentaires dans une période de temps – « workshop » et groupes de réflexions, conférences, colloque et séminaire en ligne, publications, expositions, visionnement et performances.

Le projet lancera une série de questionnements qui raffineront la notion de catastrophe tout en réévaluant les concepts fondamentaux en arts visuels :

1. L’imagerie de la catastrophe / L’image comme catastrophe / L’image catastrophique
2. Le temps de la catastrophe / Temporalité de la catastrophe
3. La catastrophe de l’espace / L’espace de la catastrophique / La mise en espace de la catastrophe
4. Interpréter la catastrophe / La catastrophe en tant que performance / le théâtre de la catastrophe
5. Matière catastrophique / résidu de catastrophe