Manif d’art 12 — La Biennale de Québec est heureuse de vous inviter à une soirée de lancement réunissant Les eaux (Éditions La Morue verte et AdMare) ainsi que le dernier numéro du magazine Le Sabord.
HORAIRES
Lieu
Description
4 mars 2026 — 17 h à 19 h
Manif d’art 12 — La Biennale de Québec est heureuse de vous inviter à une soirée de lancement réunissant Les eaux (Éditions La Morue verte et AdMare) ainsi que le dernier numéro du magazine Le Sabord.
Lancement — Les eaux
Signé par Alphiya Joncas, Claire Moeder et Anne-Marie Proulx, Les eaux réunit trois artistes et autrices qui explorent les jonctions entre la photographie et les mots. Après avoir marché ensemble la côte madelinienne et ses zones d’érosion, elles ont uni leurs voix et leurs images, portées par la saison des tempêtes et par la communauté qui veille sur le rivage. Chaque lieu fragilisé est devenu un refuge d’écoute : un espace où recueillir paroles, gestes quotidiens et impressions sensibles.
Coédité par AdMare et les Éditions La Morue verte, Les eaux se déploie comme un objet éditorial conçu avec soin : la qualité des matières, le rythme et la mise en page accompagnent la rencontre des textes et des images. À la fois sensible et documentée, cette traversée du littoral écoute la mer, mesure ses retraits et témoigne des solidarités qui s’y inventent.
Les autrices Claire Moeder et Anne-Marie Proulx seront présentes pour une lecture, suivie d’un échange autour du processus de création du projet.
Lancement — Numéro 132 échafaudages - Le Sabord
Les échafaudages sont par définition temporaires et mobiles. Étape nécessaire à l’édification d’une œuvre, ils se dressent à la verticale, en attendant le déploiement. Ils s’exposent ainsi, souvent malgré eux, aux vues et aux vents, aux bavassages et aux prédictions. Quelque chose d’irrationnel et de magnétique les attire pourtant vers le sol : le risque de tomber, de ne pas y arriver, de ne pas voir venir la fin.
À la fois structure et action, l’échafaudage appelle à la grandeur, non pas par la magnificence de son ossature érigée, mais plutôt par sa fragilité, par sa fabrication, par l’ardeur, la sueur, la suie et les échardes qu’il faut pour se hisser parmi les autres. Il contient en lui la volonté de changement et d’ascension, mais aussi le potentiel de l’écrasement. De soi, de l’autre, comme on écrase un insecte par mégarde ou un fichier informatique, comme s’écrase un avion ou un fruit au sol.
Or, l’échafaudage permet aussi de survivre, de fuir, de décoder la structure qui nous constitue pour s’en départir. Il est un prétexte pour s’adosser – de façon plus ou moins transitoire et précaire – aux mots, à l’écriture et à la narration. Les œuvres fomentent énigmes et complots pour jouer avec la mémoire, les savoirs et les espoirs. Éloge de l’instable, l’échafaudage sert parfois à déconstruire les structures et les distinctions établies entre le mot et l’image.
On fait normalement disparaître les échafaudages à la fin d’un chantier. Tenir l’échafaudage, c’est pourtant se donner une chance de s’approcher des intentions créatrices brutes, des tentations intimes et des prises de risque les plus calculées.
Auteur·rice·s : Vanessa Berger, Vicky Bernard, Chloé Bragantini, Fidélie Camirand, Marie-Pier Dufour, Laure Henri, Diane Régimbald, Stéphanie Roussel, Magaly Roy
Artistes : Julie Doucet, Michael Eddy, Allie Gattor, Iris Häussler, Pascale Tétrault, Karen Trask
Ancrages : Sarah Boutin
Entretiens : Paul Kawczak (Anne-Marie Duquette) et Colin Lyons (Noémie Fortin)