Le Jardin d'hiver - édition 2021

Promenez-vous à travers la ville de Québec et retrouvez votre cœur d’enfant. Laissez-vous émerveiller par des œuvres d’art empreintes de douceur et de magie.

Fort du succès obtenu l'an passé lors de sa première édition, le parcours ludique et réconfortant LE JARDIN D'HIVER, présenté par la Ville de Québec, en collaboration avec le Fonds de solidarité FTQ et Parc Canada, revient pour une 2e année. Du 25 février au 5 avril, le public pourra déambuler dans les lieux historiques de Québec afin d'y découvrir des œuvres qui les feront voyager à travers une forêt enchantée ! De l'art public répondant aux goûts des petits comme des grands, soit une activité familiale à ne pas manquer !

Soucieuse de vouloir rendre accessible l'art public à un grand nombre de gens, MANIF D'ART est heureuse que cette 2e édition du parcours LE JARDIN D'HIVER s'étende jusqu'à Limoilou et espère que les familles seront encore au rendez-vous cette année. Guidés par la carte virtuelle interactive, les enfants et leurs parents seront charmés par ces apparitions fantastiques, soit sur place ou dans le confort de leurs foyers !

Les apparitions fantastiques

Créé sous le thème des apparitions fantastiques, LE JARDIN D'HIVER proposera huit (8) emplacements qui susciteront à tout coup l'émerveillement. Dans un souci de bienveillance tout comme le sont les lucioles dans la nuit, les œuvres se voudront douces, belles, magiques et réconfortantes. Une belle nouveauté pour cette 2e édition, les gens qui ne pourront se déplacer pour découvrir ce parcours fascinant auront la chance, grâce à une carte virtuelle interactive, de visiter ces lieux et de voyager à travers cette forêt enchantée.

  • Le passage Olympia (rue Saint-Jean) sera l’hôte d’un cinéma pour oreille, avec trois créations produites par Avatar.
  • La place D’Youville accueillera Le petit théâtre des rencontres célestes, composées de 20 images inédites réalisées par le duo d’artistes Demers / Mesnard.
  • Le parvis de l'église Saint-Roch mettra en lumière 9 dessins de Kingmeata Étidlooie, peintre et sculpteure du Nunavut.
  • Le boulevard Langelier accueillera trois boîtes lumineuses renfermant des images, conçues par Jocelyn Philibert.
  • À la maison Maillou, une œuvre vidéo et sonore sera proposée à l’extérieur, à la tombée du jour. Une réalisation de Boris Labbé, en codiffusion avec La Bande Vidéo et Manif d’art.
  • La façade de Méduse accueillera une murale éphémère réalisée par l’artiste Audrée Demers-Roberge, en codiffusion avec L’Œil de Poisson.
  • Le parc de la Cétière accueillera un tableau vidéo de l’artiste Mathieu Valade qui baignera le public dans l’illusion contemplative d’une forêt artificielle.
  • Le lieu historique national Cartier-Brébeuf recevra l’œuvre de l’artiste australienne Amanda Parer The Intrude Family, soit sept (7) lapins géants illuminés, installés du 26 mars au 5 avril.
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Audrée Demers-Roberge

Audrée Demers-Roberge (Lévis, 1987) après une décennie passionnée, met fin à sa carrière équestre western. Depuis, elle a été un gnome au cheveux vert dans la forêt humide de Tofino, elle a développé une obsession pour les lichens et les mousses, elle ne se souvient plus avoir dessinée une plante sauvage québécoise par jour à l’hôpital, elle a transporté dans son sac à dos des roches rituelles qu’elle a ramené à l’atelier, elle a bien connu le soleil de minuit et les saunas finlandais. Elle a aussi planté des arbres une saison, n’a plus jamais voulu reproduire l’expérience. Elle a traversé les pics de glace couverts de cendres volcaniques du glacier Skeidararjokull en Islande, appelée la forêt noire. Elle a campé en Arctique à Longyearbyen, Svalbard et sa rencontre avec les traînées de sable du vers Arenicolidae dans un fjord norvégien, lui a inspirée son exposition: Bouzou.

Boris Labbé

Partant de sa pratique du dessin, le travail de Boris Labbé se place sous le signe de l’hybridation, combinant l’utilisation des techniques numériques de l’image en mouvement et celles particulières au cinéma d’animation. Cette approche, entre tradition et innovation, forme un langage original et bouillonnant, enclin à l’improvisation et au calcul des probabilités, questionnant la problématique de la représentation, le rapport de la peinture au cinéma, de la musique à la danse, du corps à l’animal, au végétal, au minéral.

Demers-Mesnard

Ces deux artistes multidisciplinaires dont les pratiques se rejoignent à travers une fascination pour le caractère poétique et expressif des composantes animales et végétales de la forêt boréale. Leur association en art public leur permet de valoriser leurs préoccupations écologistes en ambitionnant des projets généreux à caractère animiste qui favorisent la place de la nature dans l’espace public.

Convaincues que l’espace urbain doit se développer en relation avec la nature, les artistes pensent leurs œuvres en termes de pérennité, afin qu’elles puissent entretenir un dialogue avec plusieurs générations.

Jocelyn Philibert

Après trois années d’étude en communications à l’Université du Québec à Montréal, Jocelyn Philibert commence une démarche en arts visuels. Il explore d’abord la sculpture et l’installation, y compris la photographie, le simulacre étant son dispositif privilégié. Au tournant des années 2000 la découverte de la photographie numérique sera déterminante, l’image devient alors le principal moteur de sa recherche. L’image que Philibert crée est en fait une construction sur écran d’ordinateur à partir d’une mosaïque de photographies numériques. Ses œuvres peuvent atteindre de très grandes dimensions. Elles ont fait l’objet d’expositions au Québec et au Canada, et ont été présentées en France et en Allemagne. Jocelyn Philibert est récipiendaire de plusieurs bourses et ses œuvres font partie de collections publiques et privées. En 2021 sera publiée une monographie intitulée Métamorphose du réel par les Éditions Plein Sud et le Centre Expression.

Mathieu Valade

Sa pratique artistique explore les rapports de contradictions existants entre les formes simples et les images qu’elles peuvent évoquer une fois détournées. La production d’objets sculpturaux ou de dessins, toujours avec un souci de mettre de l’avant une plasticité forte, se voit hybridée à des éléments de représentations simples (typographie, logos, pictogrammes, formes géométriques) dans le but de soulever de nouveaux potentiels d’interprétation.

David N. Bernatchez

Bricoleur de savoirs, d’images et de sons, David N. Bernatchez partage son temps entre la création et la production en cinéma, entre la recherche et l'expérimentation sous différentes formes. Détenteur d'un doctorat en histoire et en anthropologie, il crée et travaille au Québec, en Europe et en Afrique francophone. Traversé par l’essai littéraire et les écritures du réel, habité par la musique expérimentale et la parole du village, son travail prend forme dans différents interstices. Attaché à ce que l'on dit « savant » comme à bien des choses que l'on proclame « populaire », Nadeau-Bernatchez comprend ses visions comme des quêtes de passages, comme des enquêtes sur les relations nécessaires entre sentir et penser. L’enracinement et le déracinement sont au cour de son travail.

Anne-Marie Bouchard

Anne-Marie Bouchard vit et travaille à Québec. Elle réalise des vidéos depuis 1999. Ses réalisations s’inscrivent dans un cinéma expérimental, non narratif, d’art et d’essai. Son cinéma est un art de perceptions, d’impressions, d’évocation : de poésie. Ses œuvres vidéographiques ont été présentées lors de festivals internationaux tels que : London expérimental et Aesthetica Short (UK), Athens Digital Arts Festival (Grèce), Traverse Vidéo et Instants Vidéos numériques et poétiques, (France), Analogica (Italie), Festival du Nouveau Cinéma et Antimatter (Canada).

Jeremy Peter Allen

Cinéaste de Québec, Jeremy Peter Allen explore les multiples formes que prend la fiction, considérant les histoires inventées comme des initiatrices incontournables d’une véritable conscience collective et de l’action concertée concrète chez l’espèce humaine.

Il a réalisé le long métrage Manners of Dying ainsi que de nombreux projets courts incluant Requiem contre un plafond, La trilogie des transformations, L’est, Permission de visite et Extinction éthique. Ses œuvres, primées à plusieurs reprises, ont circulé largement dans les festivals internationaux. Il a aussi exploré la fiction au théâtre à travers la mise en scène de Petite pièce pour chambre d’enfant et Frozen (Océan Arctique).

Amanda Parer

Que ce soit dans le chapeau du magicien, au Pays des merveilles ou à Pâques, le lapin blanc apparaît sans cesse dans l’imaginaire humain. Ces allusions insouciantes à l’univers de l’enfance recèlent également une signification pour l’artiste Amanda Parer : dans son Australie natale, la présence envahissante de cette espèce introduite par l’humain représente un véritable fléau écologique. Faisant référence à « l’éléphant dans la pièce », la taille des lapins évoque notre impact, trop souvent ignoré, sur la nature.

Amanda Parer est une artiste australienne qui a commencé sa carrière en tant que peintre et sculpteur à Sydney. Parer réside maintenant en Tasmanie, où elle concentre sa pratique sur la création d’installations artistiques lumineuses à grande échelle. Ses installations artistiques ont été exposées dans plus de 100 villes à travers le monde, appréciées par des millions de personnes, et elles continuent à capter l’attention du public et des médias où qu’elles aillent.

Kingmeata Etidlooie

L’univers singulier de Kingmeata Etidlooie se déploie en dessins chatoyants aux formes épurées et aux couleurs éclatantes. La texture veloutée du coloriage y est parfois rehaussée d’interventions fluides à l’acrylique et de détails minutieux à l’encre. Empreintes de douceur, certaines images illustrent le paysage nordique dans toute sa splendeur, alors que d’autres figurent des scènes de métamorphose entre humains et animaux. De manière symbolique, celles-ci représentent les relations harmonieuses qu’entretiennent les Inuit avec l’environnement naturel. Kingmeata Etidlooie a commencé à sculpter et à dessiner à la fin des années 1950. Entre 1970 et sa mort en 1979, plus de cinquante de ses estampes ont été publiées. Passant d’un camp saisonnier à une résidence permanente à Cape Dorset au milieu des années 1960, Etidlooie est devenue membre de la West Baffin Eskimo Co-operative, reconnue internationalement pour son studio de gravure et pour la force des artistes graphiques qu’elle représente. (Tiré de Marie Routledge. North American Women Artists of the Twentieth Century: A Biographical Dictionary, 1995.)