Biennale de Québec

Table ronde: Solidarités cryohumaines

Publié le 25 mars 2026

Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides?

À l’heure où les glaces fondent et où les équilibres se transforment, comment repenser nos manières d’habiter le(s) monde(s) — et de collaborer ensemble ?

Cette table ronde organisée et animée par l'artiste-chercheure Marie-Hélène Roch (CELAT-UQAM) réunit femmes artistes, chercheuses et designers autour d’une réflexion sensible et interdisciplinaire sur les transformations climatiques et leurs répercussions sur nos relations au vivant.

De l’Arctique aux territoires urbains, des systèmes hydrologiques aux pratiques artistiques, les échanges feront dialoguer savoirs scientifiques, approches créatives et expériences situées pour imaginer de nouvelles formes de solidarités — humaines et plus qu'humaines.

En croisant perspectives écologiques, sociales, politiques et esthétiques, cette rencontre propose d’ouvrir un espace de pensée et de ressenti face à un monde en mutation.

Événement organisé en collaboration avec le CELAT.

Inscription

Thématiques abordées

  • Fonte des glaciers et transformations du territoire
  • Crise climatique et enjeux hydrologiques
  • Relations entre humains et non-humains
  • Pratiques artistiques et écologies sensibles
  • Nouvelles formes de collaboration et de soin

Informations

Jeudi 16 avril 2026
17 h à 19 h
Espace Quatre Cents

Marie-Hélène Roch

Étudiante en sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Co-directrice d'Oxen Network, OBNL qui oeuvre au Nunavut et au Groenland

Artiste-chercheure écoféministe et experte en nordicité urbaine et en humanités froides, Marie-Hélène Roch développe une pratique située au croisement de l’art-action et des humanités environnementales. Doctorante à l’UQAM et membre du CELAT et du RéQEF, elle explore les liens entre transformations environnementales, imaginaires et affects contemporains.

Depuis plus de 13 ans, elle contribue à la diffusion et à la démocratisation des savoirs liés à la nordicité, en intégrant des approches interdisciplinaires et sensibles. Ses projets, ancrés dans la co-création, prennent la forme de performances, d’interventions in situ et d’activations dans l’espace public.

Son travail a été présenté au Canada et à l’international, notamment en Finlande, en Suède et en Russie.

Caroline Aubry-Wake

Professeure adjointe en géographie et environnement à l’Université de Lethbridge et hydrologue de montagne

Professeure en géographie et environnement à l’Université de Lethbridge, Caroline Aubry-Wake étudie les interactions entre neige, glaciers et eaux souterraines dans un contexte de changements climatiques.

Ses recherches, à la croisée du terrain et de la modélisation, visent à mieux comprendre l’évolution des systèmes hydrologiques de montagne et leurs impacts sur les ressources en eau.4r

Caoihme Isha Beaulé

Professeure et chercheuse à l’École de design de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Professeure à l’Université de Montréal, Caoihme Isha Beaulé développe une pratique de recherche à l’intersection du design, de la nordicité et des approches collaboratives.

Formée au Canada et en Finlande, elle explore le design comme une pratique relationnelle, ancrée dans les contextes culturels, environnementaux et politiques. Ses travaux portent notamment sur la co-construction de la confiance, la décolonisation du design et les dynamiques de collaboration en milieux complexes.

Mariah Erkloo

Étudiante en sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Co-directrice d'Oxen Network, OBNL qui oeuvre au Nunavut et au Groenland

Mariah Erkloo est originaire de Mittimatalik (Pond Inlet), au Nunavut. Sa pratique explore les liens qui unissent l’eau, le territoire et la communauté. Elle accorde une attention particulière à l’Arctique, à la fois lieu de vie et système vivant.

L’eau occupe une place centrale dans son travail et oriente sa manière d’aborder les enjeux climatiques, le tourisme et la responsabilité collective. Elle est codirectrice d’Oxen Network, un organisme à but non lucratif dirigé par des Inuit, qui crée des occasions pour les Inuit de s’engager et de jouer un rôle de premier plan dans l’industrie du tourisme d’expédition.

Membre de la cohorte jeunesse Tuutalik et engagée dans l’action climatique, Mariah évolue entre les sphères communautaires, circumpolaires et internationales. Elle y fait entendre les perspectives inuit sur les changements climatiques et la continuité culturelle.

Son travail repose sur une démarche de mise en relation — entre les personnes, les industries et les savoirs. Elle contribue, aux côtés d’autres voix inuit, à façonner la manière dont l’Arctique est vécu, compris et protégé dans un contexte de transformations rapides.

Marie-Hélène Graveline

Géographe, chercheuse et doctorante à l’Institut des sciences de l’environnement UQAM

Chercheuse et doctorante à l’UQAM, Marie-Hélène Graveline s’intéresse aux enjeux d’adaptation aux aléas hydroclimatiques, notamment les inondations et les étiages. Ses travaux portent sur la résilience des communautés face aux transformations environnementales.

Elle enseigne également au DESS en Résilience, risques et catastrophes, et collabore avec des instances gouvernementales sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques.

Jessica Houston

Artiste multidisciplinaire

Jessica Houston développe une pratique à l’intersection de l’art, de l’écologie et de la justice environnementale. Ses œuvres, présentées au Canada et à l’international, interrogent les relations entre les territoires, les systèmes de pouvoir et les enjeux climatiques.

À travers des projets mêlant photographie, installation et interventions in situ, elle collabore avec des communautés en Arctique et dans diverses régions du monde. Son travail propose de nouvelles cartographies sensibles des territoires, tout en mettant en lumière l’interdépendance entre humains et milieux naturels.

Anne-Isabelle Léonard

Artiste interdisciplinaire, Co-fondatrice Outdoor Artist Collective

Artiste et facilitatrice, Anne-Isabelle Léonard développe une pratique à la croisée des arts visuels, de l’art social et de l’engagement environnemental.

Son travail mobilise l’installation, la performance, l’écriture et l’expérimentation en milieux naturels pour explorer les notions d’impermanence, de transformation et de relation au vivant. Elle s’intéresse particulièrement aux espaces de transition — où le corps entre en contact avec des formes d’intelligence non humaines.

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Marie-Hélène Roch
Caroline Aubry-Wake

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Marie-Hélène Graveline
Caoihme Isha Beaulé

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