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La Commission de la capitale nationale du Québec et Manif d’art unissent leurs forces
Publié le 10 décembre 2025
3 lieux emblématiques offerts à la relève pour la Biennale de Québec 2026
À l’approche de la 12ᵉ Biennale de Québec, Manif d’art est fier d’annoncer son nouveau partenariat avec la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ), présentatrice officielle du volet Jeunes commissaires 2026. Ce soutien marque bien plus qu’une collaboration institutionnelle : il incarne une vision commune d’une capitale qui place la création, la relève et l’accessibilité culturelle au cœur de son développement.
Pour cette édition, la CCNQ met généreusement à disposition trois lieux emblématiques – la Place des Canotiers, le Quai des Cageux et la Station de la Côte – qui deviendront autant de terrains d’exploration pour de nouvelles propositions artistiques engagées, sensibles et ancrées dans les réalités contemporaines.
La parole de la CCNQ : une capitale vivante, inspirante et ouverte sur le monde
« En soutenant la relève artistique, nous affirmons notre volonté de faire de la capitale un lieu vivant, inspirant et ouvert sur le monde. Offrir nos espaces à de jeunes créatrices et créateurs, c’est contribuer à une capitale qui respire la culture et se transforme au contact de ses talents »
souligne André Roy, président-directeur général de la CCNQ.
Ce partenariat s’inscrit dans une volonté claire : faire des lieux de la capitale des espaces de rencontres, de circulation et de création. En confiant à la relève artistique des lieux aussi symboliques et fréquentés que la Place des Canotiers ou le Quai des Cageux, la CCNQ contribue à faire rayonner l’art actuel au cœur même de la ville, au plus près du public.
Trois lieux emblématiques au service de la création
Les lieux offerts par la CCNQ ne sont pas de simples espaces de présentation : ils structurent l’identité du parcours, façonnent la rencontre entre les œuvres et le public, et influencent directement l’expérience proposée par les commissaires émergentes.
Place des Canotiers
Située entre la ville et le fleuve, la Place des Canotiers est un lieu historique et rassembleur, marqué par ses couches de mémoire et son paysage exceptionnel. Pour le volet Jeunes commissaires, elle devient un point d’ancrage symbolique : celui de la traversée, de l’échange et des récits en mouvement.
Quai des Cageux
Long corridor ouvert sur le Saint-Laurent, le Quai des Cageux offre un horizon large où se rencontrent espace, lumière et temporalités. Sa dimension paysagère en fait un espace idéal pour accueillir des œuvres installatives en dialogue avec le fleuve.
Station de la Côte
Plus intime et ancrée dans le tissu urbain, la Station de la Côte réunit passage, transition et proximité citoyenne. Elle permet d’appréhender l’art actuel au quotidien et d’introduire des propositions artistiques dans un lieu accessible, traversé par des publics variés.
Quatre commissaires, quatre univers : le volet Jeunes commissaires 2026
Pour cette édition, Dounia Bouzidi, Camille Biron, Ally Rosilio et Laurence Duchesne proposent chacune une exposition qui explore les tensions, récits et enjeux qui traversent nos sociétés. Ensemble, ces quatre approches forment un parcours riche, accessible et profondément ancré dans les territoires.
Dounia Bouzidi — Déborder le fleuve, nouer la mémoire
Place des Canotiers – Quai des Cageux – Station de la Côte (CCNQ)
Conçu comme une marche le long du Saint-Laurent, le projet de Dounia Bouzidi réunit les artistes Berirouche Feddal, Tyra Maria Trono et Amanda Préval. Le fleuve devient ici un vecteur de mémoire, un espace d’interactions culturelles et un témoin des circulations humaines, matérielles et symboliques.
Les œuvres explorent les notions de filiation, d’héritage, de diaspora et de récits transmis, en s’appuyant sur les gestes, les matériaux et les histoires familiales. Les installations deviennent des espaces d’accueil où se tissent des dialogues sensibles sur l’appartenance, la complexité identitaire et les systèmes qui les contraignent.
Le choix des trois lieux de la CCNQ n’est pas anodin : ils accompagnent cette réflexion sur l’eau, le passage et les connexions. Là où le fleuve s’ouvre, les récits se déploient.
Artistes :
• Berirouche Feddal – installations et gravures comme architectures de mémoire
• Amanda Préval – objets performatifs en tresses synthétiques, héritage capillaire et résistance
• Tyra Maria Trono – récits incarnés, archives culturelles et identité diasporique
Camille Biron — S’exercer
Bibliothèques Claire-Martin, Gabrielle-Roy, Monique-Corriveau, Félix Leclerc
Dans S’exercer, Camille Biron interroge les gestes, la matière et les savoirs artisanaux à travers les pratiques du verre et du textile. Longtemps considérées comme marginales dans les beaux-arts, ces techniques deviennent ici des vecteurs critiques pour repenser nos liens au territoire, à la fragilité et aux enjeux climatiques.
Les œuvres de Carole Baillargeon, Zou Desbiens, Mylène Michaud et Camille Ratté proposent des temporalités lentes, des gestes de soin et des matières délicates qui invitent le public à percevoir autrement les mouvements du vivant.
Des sculptures en verre évoquant la pluie verglaçante aux textiles qui réinvestissent des gestes ancestraux, S’exercer met en lumière la porosité entre art, artisanat et écologie.
Ally Rosilio — FAIRE EAU / TO SPILL
Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul
Alors que les glaces se fragmentent le long du Saint-Laurent, l’exposition d’Ally Rosilio se penche sur les politiques et poétiques de l’eau. Réunissant Kuh Del Rosario, naakita f.k. et Nina Vroemen, FAIRE EAU / TO SPILL explore l’eau comme corps, mémoire, archive et force relationnelle.
Les artistes suivent ses flux — hydrologiques, corporels, territoriaux — et s’intéressent à ses débordements, à sa désobéissance aux logiques extractivistes, et à sa capacité de relier des systèmes vivants.
Cette exposition propose une lecture sensible des interdépendances écologiques mondiales et questionne les récits dominants qui façonnent notre rapport aux ressources.
Les œuvres invitent à une attention incarnée : penser l’eau comme un corps partagé transforme notre manière d’habiter la planète.
Laurence Duchesne — Compte-goutte
Espace )( Parenthèses – Espace culturel du quartier Saint-Nicolas
Avec Compte-goutte, Laurence Duchesne réunit Nady Larchet, Karine Locatelli, Mériol Lehmann et Valérie Cain Bourget autour de la lenteur des crises écologiques — lenteur des transformations climatiques, lenteur des réponses politiques, lenteur des adaptations.
À Espace )( Parenthèses,
- Valérie Cain Bourget explore les transformations urbaines et naturelles générées par l’entropie,
- Mériol Lehmann témoigne de la disparition des glaces nordiques et de ses effets invisibles sur les communautés autochtones.
À l’Espace culturel du quartier Saint-Nicolas,
- Nady Larchet traduit la pollution atmosphérique en une symphonie sonore chaotique,
- Karine Locatelli propose des paysages suspendus, entre beauté boréale et inquiétude.
L’exposition met en tension responsabilité, sentiment d’impuissance et mémoire du territoire. Elle révèle la crise écologique non pas comme un événement ponctuel, mais comme un temps étiré, infiltré dans nos gestes et nos environnements.
Un parcours ancré dans la ville, le fleuve et les communautés
Le volet Jeunes commissaires 2026 met en relation des préoccupations contemporaines – territoires, récits diasporiques, écologie, mémoire, gestes – avec les lieux qui structurent nos déplacements quotidiens.
L’apport de la CCNQ est ici déterminant :
- ouvrir les lieux publics à la création émergente,
- inscrire l’art actuel dans les espaces que nous habitons,
- inviter le public à découvrir des œuvres en mouvement, en marche, en circulation.
En unissant ces quatre commissaires et ces multiples lieux – bibliothèques, quartiers, musées, espaces du fleuve – le parcours devient une expérience accessible, inclusive et profondément liée au territoire.
Une collaboration qui fait rayonner la relève et la capitale culturelle
En soutenant les Jeunes commissaires, la Commission de la capitale nationale du Québec contribue à faire de Québec une ville où la création s’inscrit dans le quotidien, où les espaces publics deviennent des lieux d’écoute et de dialogue, et où la relève peut déployer des projets ambitieux au contact direct du public.
Le parcours 2026 témoigne de la vitalité de l’art actuel à Québec : un art qui interroge, qui relie, qui transforme. Un art qui, grâce à des partenaires engagés comme la Commission de la capitale nationale du Québec, continue de faire vivre une capitale créative, ouverte et tournée vers l’avenir.
Le volet Jeunes commissaires bénéficie également du soutien de précieux partenaires Les bibliothèques de la Ville de Québec - Espace )( Parenthèses - Espace culturel du quartier Saint-Nicolas - Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul




