Terraforma
Sous les couleurs vibrantes d’un coucher de soleil, la première image de Terraforma dévoile un territoire inconnu, bien que familier. Les reliefs des montagnes et des lignes qu’on devine architecturales nous plongent dans un univers entre nature et science-fiction. Ici, l’eau – tout comme les humains – brille par son absence, tandis que le sol semble en avoir été vidé. La neige et l’hiver y sont omniprésents, revenant ponctuellement et créant un pont entre la glace virtuelle de l’œuvre vidéo et celle, réelle, de son lieu de présentation.
Pour réaliser son œuvre, Sabrina Ratté s’est entre autres servie des données satellites de Brasília, Hong Kong et Stockholm pour générer un ensemble de topographies. Par leur juxtaposition, elle explore non seulement notre relation aux réalités virtuelles et physiques, mais aussi notre relation au temps et à sa nature subjective, à l’espace, aux fuseaux horaires. Au-dessus et au-dessous des images défile, à l’occasion, un reflet, comme celui d’un paysage sur un lac aux eaux immobiles : c’est l’eau qui relie à la fois temps et lieux.
Horaire de diffusion : 17 h à 22 h.
Explorant la rencontre entre technologie et biologie ainsi que l’évolution spéculative de notre environnement, le travail de Sabrina Ratté s’inspire profondément de la science-fiction, de la philosophie, de la pensée écologique et des traditions occultes. Ses œuvres ont été présentées entre autres au Laforet Museum à Tokyo, au Musée des beaux-arts de Montréal, au Centre Pompidou à Paris, au Max Ernst Museum à Brühl et au Museum of the Moving Image à New York.
Artistes collaborateurs : Guillaume Arseneault et Roger Tellier-Craig.
Ce projet est réalisé grâce au soutien financier du gouvernement du Québec.