Building, destroying, and rebuilding cob columns as high as our bodies
Description de l'exposition
Dans son travail, Anouk Verviers met en scène un processus cyclique de rupture et de réparation. Elle façonne la chair et les matériaux bruts, reconfigurant des histoires complexes à travers ce qu’elle décrit comme des « expérimentations féministes de science-fiction ».
Pour Building, destroying, and rebuilding cob columns as high as our bodies, elle combine différentes formes d’eau, de volumineux monticules d’argile et des corps en mouvement pour évoquer à la fois le « travail des femmes », si souvent rendu invisible, et la « douleur des femmes », peu étudiée sur le plan médical. Dans un effort partagé de sang et de sueur, Verviers convie un groupe de performeuses et performeurs à prendre soin de l’installation performative – l’œuvre est toujours en mouvement et requiert une hydratation constante.
Plus loin, on entend dans une vidéo la voix robotisée de Verviers exposer les fondements théoriques de sa démarche sur des illustrations médicales représentant un ovaire atteint de lésions d’endométriose. L’artiste réhabilite ainsi l’acte du travail cyclique en y entremêlant la politique de la douleur chronique, l’histoire du patriarcat et du sexisme ainsi que les contradictions de l’Anthropocène, dans une recherche de liens de solidarité inspirée par la science-fiction.
L'activation du projet d'Anouk Verviers se déroulera à la galerie selon l'horaire suivant:
les 7 et 21 mars de 13h à 16h
avec les performeuses: Anouk Verviers, Hsiao-Chien Chiu, Elie-Anne Gagnon, Annie Lafrenière, Marion Médecin, Élie Papineau et Audrey Séguin.