Briser la glace, apprendre à collaborer

Biennale de Québec

Briser la glace, apprendre à collaborer

Publié le 14 avril 2026

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides?

Il y a des mondes qui semblent stables jusqu’au jour où ils ne le sont plus.

La glace fond. Les berges reculent. Les eaux se troublent. Les saisons ne racontent plus tout à fait la même histoire. Ce qui paraissait immuable devient mouvant, poreux, incertain. Mais lorsque les milieux se transforment, ce ne sont pas seulement les paysages qui changent. Ce sont aussi nos façons de les habiter, de les traverser, de les comprendre — et d’entrer en relation avec eux.

C’est précisément l’une des grandes forces de Briser la glace / Splitting Ice, la thématique imaginée par Didier Morelli pour Manif d’art 12 – La Biennale de Québec. Dans le texte de présentation de cette édition, Morelli ne traite pas l’hiver comme une simple ambiance ou un décor. Il y fait plutôt de la glace, de la neige, de l’eau, du froid et du dégel des réalités sensibles et politiques, capables de révéler les tensions entre les corps, les territoires, les mémoires et les crises environnementales contemporaines. La Biennale présente ainsi cette édition comme une réflexion sur les transformations de notre rapport à l’hiver, à l’eau et au vivant, à l’échelle du Québec comme du monde.

Cette intuition est précieuse. Car si la glace fond, ce n’est pas seulement une surface qui disparaît. C’est une condition qui se modifie. Un rapport au monde qui se déplace. Une manière de sentir, de circuler, de transmettre, de survivre parfois, qui doit être repensée.

 

Quand la matière devient relation

 

Dans Briser la glace, la glace n’est jamais seulement un motif visuel. Elle agit comme une matière relationnelle. Elle rappelle que rien n’est entièrement figé : ni les territoires, ni les récits, ni les liens qui nous attachent au vivant.

Plusieurs œuvres de la Biennale rendent cette instabilité perceptible. Chez Jessie Kleemann, la glace apparaît comme une présence à la fois poétique, monumentale et respirante, une matière qui ne se laisse pas réduire à une image froide du Nord. Dans la programmation de la Biennale, son univers est d’ailleurs associé à des formes translucides et mouvantes, où l’iceberg devient moins un symbole qu’un corps fragile, traversé par la lumière et la transformation.

Chez Maureen Gruben, la matière est inséparable du territoire inuit, de ses usages, de ses continuités culturelles et des urgences climatiques qui le traversent. La Biennale présente sa pratique comme profondément ancrée dans l’Arctique, attentive aux effets du pergélisol, aux droits de chasse et à la relation entre environnement, mémoire et communauté. Ici, le territoire n’est pas un simple lieu d’observation. Il est un espace vécu, traversé par des savoirs, des dépendances, des responsabilités et des transformations concrètes.

Avec Couzyn van Heuvelen, ce sont des objets liés à la chasse et à l’autonomie alimentaire inuit qui changent d’échelle et de statut. Dans Avataq et Nitsiit, l’artiste transforme flotteurs et hameçons en formes sculpturales monumentales. Rappelons qu’un avataq est un flotteur traditionnel attaché au harpon, ici réinterprété avec des matériaux contemporains, tandis que les Nitsiit reprennent la forme d’hameçons de pêche. En les agrandissant ainsi, van Heuvelen ne parle pas seulement d’objet ou de forme : il remet au premier plan des technologies relationnelles, conçues pour nourrir, orienter, flotter, survivre, entrer en lien avec un milieu.

L’exposition de Jordan Bennett ouvre encore une autre voie. À travers la pêche sur glace, elle rappelle que les environnements hivernaux ne sont pas seulement des paysages à contempler ou des milieux en péril. Ils sont aussi des lieux de transmission, de communauté et d’oralité. Pour l’artiste, la pêche sur glace concerne autant la communication, les discussions et les histoires partagées que l’acte de pêcher lui-même. Cette perspective est essentielle : elle déplace la question écologique vers celle de la relation, du temps accordé au territoire et de la continuité culturelle.

Ce que la Biennale nous apprend à voir

Ce qui relie ces œuvres, malgré la diversité de leurs formes et de leurs contextes, c’est une même attention à ce que les milieux font aux corps — et à ce que les corps, en retour, révèlent des milieux.
Dans la Biennale imaginée par Didier Morelli, l’eau, la glace et le territoire ne sont pas de simples thèmes. Ce sont des agents de transformation. Ils déplacent les regards. Ils troublent l’idée d’une séparation nette entre nature et culture, entre décor et histoire, entre sensation et politique. Le texte curatorial le dit clairement : Briser la glace engage une réflexion sur la fonte des neiges, le réchauffement des mers, la pollution des nappes phréatiques, le recul des côtes et la raréfaction des eaux douces, mais toujours à partir d’une question incarnée : comment nos corps traversent-ils ces bouleversements?
C’est là que la Biennale devient particulièrement actuelle. Elle ne se contente pas d’illustrer la crise climatique. Elle montre que cette crise transforme aussi les conditions mêmes de la relation. Lorsque les milieux se dérèglent, lorsque les systèmes hydrologiques changent, lorsque les repères territoriaux se fragilisent, il faut aussi repenser nos manières de collaborer, d’écouter, de prendre soin, de faire monde ensemble.

De l’exposition à la table ronde

C’est dans ce prolongement que s’inscrit la table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides?, présentée le jeudi 16 avril 2026, de 17 h à 19 h, à l’Espace Quatre Cents, en collaboration avec le CELAT. Les thématiques annoncées — fonte des glaciers, transformations du territoire, crise climatique, enjeux hydrologiques, relations entre humains et non-humains, pratiques artistiques, écologies sensibles, nouvelles formes de collaboration et de soin — prolongent directement les questions soulevées par la Biennale.

Ce qui rend cette rencontre particulièrement forte, c’est qu’elle ne juxtapose pas simplement des expertises. Elle met en présence des pratiques et des savoirs qui, chacun à leur manière, travaillent déjà les zones de contact entre climat, territoire, art, design, communauté et vivant.

Marie-Hélène Roch, qui organise et anime la table ronde, développe une pratique écoféministe au croisement de l’art-action et des humanités environnementales, avec un intérêt marqué pour la nordicité urbaine, les transformations environnementales, les imaginaires et les affects contemporains. Caroline Aubry-Wake étudie les interactions entre neige, glaciers et eaux souterraines dans un contexte de changements climatiques. Caoihme Isha Beaulé travaille le design comme pratique relationnelle, attentive à la confiance, à la décolonisation et aux dynamiques de collaboration en milieux complexes. Mariah Erkloo, originaire de Mittimatalik au Nunavut, explore les liens entre eau, territoire et communauté, tout en faisant entendre des perspectives inuit sur les changements climatiques et la continuité culturelle. Marie-Hélène Graveline s’intéresse à l’adaptation aux aléas hydroclimatiques et à la résilience des communautés. Jessica Houston développe une pratique à l’intersection de l’art, de l’écologie et de la justice environnementale. Enfin, Anne-Isabelle Léonard travaille sur l’impermanence, les espaces de transition et la relation au vivant.

En les réunissant, la table ronde déplace la question de la collaboration. Collaborer, ici, ne signifie plus simplement travailler ensemble entre humains, ni mettre en commun des expertises disciplinaires. Il s’agit plutôt d’apprendre à penser avec des territoires en transformation, avec des systèmes d’eau fragilisés, avec des savoirs situés, avec des formes de vie et d’intelligence qui excèdent l’humain.
Penser avec le vivant, et non seulement sur lui

Cette distinction est importante. Pendant longtemps, les discours sur l’environnement ont souvent placé le vivant à distance : comme objet d’étude, comme ressource à protéger, comme crise à gérer. Or, les œuvres de Briser la glace comme la table ronde du 16 avril proposent autre chose. Elles suggèrent qu’il faut désormais penser avec le vivant, et non seulement sur lui.
Cela suppose une autre qualité d’attention. Une autre idée de la relation. Peut-être aussi une autre idée du savoir lui-même.

Les territoires ne sont pas muets. Les eaux ne sont pas de simples données. Les objets, les gestes, les récits et les œuvres transportent des mémoires, des usages, des formes de connaissance. Ce que la Biennale rend sensible, c’est justement cette épaisseur relationnelle du monde. Et ce que la table ronde vient ouvrir, c’est un espace où cette intuition peut être pensée collectivement, depuis des voix et des pratiques différentes.

Pourquoi cette rencontre importe maintenant

À l’approche de la fin de l’exposition centrale, cette rencontre apparaît comme une occasion précieuse d’approfondir l’une des intuitions les plus fortes de la Biennale : lorsque les milieux changent, nos manières d’entrer en relation doivent elles aussi se transformer.

Briser la glace, ici, ne signifie pas seulement traverser un paysage hivernal ou observer le dégel. Cela signifie aussi ouvrir un espace de rencontre dans un monde fragilisé. Apprendre à collaborer autrement. Reconnaître que les réponses à venir devront être à la fois sensibles, situées, interdisciplinaires — et profondément attentives aux interdépendances qui nous lient aux autres, aux territoires et au vivant.

La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? aura lieu le jeudi 16 avril 2026, de 17 h à 19 h, à l’Espace Quatre Cents, en collaboration avec le CELAT.

 

 

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7 avril 2026

Comment deux femmes pionnères de la performances abordent le sujet du territoire ?

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Parcours Saint-Roch

Biennale de Québec

Parcours Saint-Roch

Publié le 6 avril 2026

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Bibliothèque Gabrielle-Roy

350 Rue Saint-Joseph Est
Lundi au vendredi : 8h00–21h00
Samedi et dimanche : 9h00–17h00

Centre Materia

395 Boulevard Charst Est
Mercredi au vendredi : 13h00-17h00
Samedi et dimanche : 12h00-17h00

Le Lieu, centre en art actuel

345 Rue du Pont, Québec, QC G1K 6M3
Mercredi au dimanche
12h00 à 17h00

Coopérative Méduse

580 côte d'Abraham
Mercredi au dimanche
12h00-17h00

AVEC LES GALERIES :

L'Oeil de Poisson
Ahkwayaonhkeh
La Bande Video
Engramme
Centre VU
Vitrine/Galerie de Manif d'art

Côte d'Abraham

Dans les alcôves de pierre
À gauche de l'ascenseur
En face du 500 côte d'Abraham
Accessible en tout temps

La Chambre Blanche

185 Rue Christophe Colomb Est
Jeudi au dimanche
12h00-17h00

La Charpente des Fauves

206 Rue Christophe Colomb Est
Accessible en tout temps

Centre Alyne-LeBel

310 Boulevard Langelier
Accessible en tout temps

Bibliothèque Gabrielle-Roy

Jeune commissaire : Camille Biron
Artiste : Camille Ratté

S’exercer propose d’interroger les rapports complexes que nous entretenons avec les matériaux et les gestes. À travers quatre volets présentés dans les bibliothèques Claire-Martin, Gabrielle-Roy et Monique-Corriveau, le projet réunit les œuvres de Mylène Michaud, Carole Baillargeon, Zou Desbiens et Camille Ratté. En explorant le verre et le textile – deux techniques longtemps situées à la marge des beaux-arts –, S’exercer souhaite montrer comment ces pratiques participent pleinement aux débats esthétiques contemporains. Qu’il s’agisse de sculptures en verre évoquant la pluie verglaçante sur nos architectures ou d’œuvres textiles qui réinvestissent des techniques artisanales marginalisées, ces pratiques ouvrent un espace critique où se croisent enjeux climatiques et récits de résistance en rendant visible la porosité des cadres traditionnels entre art et artisanat. Cette exposition introduit des gestes de soin, des temporalités lentes et des matières fragiles qui nous amènent à percevoir la matière et le geste différemment.

Photo :

CENTRE MATERIA

ArtisteS : Antonio Pichilla et Maureen Gruben

Antonio Pichillá tisse le paysage à partir de savoir-faire hérités de la culture tz’utujil, transmis notamment par les femmes de sa famille, en déconstruisant et réinventant les pratiques textiles traditionnelles à l’aide d’un savoir incarné. Son installation, inspirée des paysages du lac Atitlán, réunit différentes œuvres – tissages enroulés sur des branches, hommages aux matriarches du tissage et pierres recouvertes d’étoffes – qui explorent les liens entre mémoire, territoire et matière vivante, tout en questionnant les logiques occidentales d’extraction et de conservation. Ses performances vidéo prolongent cette réflexion en mettant en scène son corps en relation avec la terre et l’eau, tandis que leur dialogue avec l’œuvre de Maureen Gruben souligne la dimension physique, symbolique et relationnelle du geste de tisser le paysage.

Photo : Ivan Binet

LE LIEU

Artiste : María Ezcurra

Dans Pas Perdus: Dedans et dehors, María Ezcurra utilise des couvertures de survie pour explorer les liens entre crise climatique, migration et précarité. À l’intérieur, elle crée un labyrinthe miroitant qui engage physiquement le public et évoque la désorientation et la violence vécues par les personnes migrantes, tout en opposant à cette froideur un espace de médiation axé sur le soin, l’artisanat et la communauté. À l’extérieur, elle installe un abri précaire dans l’espace public, mettant en lumière les réalités de l’itinérance, de la crise du logement et de la gentrification. Ensemble, ces œuvres soulignent la fragilité des conditions de survie tout en affirmant leur dimension collective, entre urgence, résistance et responsabilité partagée.

Photo : Elisabeth Joly

L'oeil de poisson
grande galerie

Artiste : Jota Mombaça

L’œuvre de Jota Mombaça prend racine dans les multiples histoires du fleuve Saint-Laurent, marqué par les circulations de peuples autochtones, la colonisation et la traite des esclaves. En immergeant ses tissus – ses « corps d’eau » – dans la rivière du Sud, l’artiste explore une « radicalité de l’engloutissement », où le textile, imprégné d’eau et de vivant, incarne à la fois une forme de liberté et les traces de violences historiques. Disposés en une enceinte close, ces tissus évoquent aussi des formes d’enfermement politiques et architecturales, tout en laissant apparaître une dimension hantée, porteuse des traces des performances passées et ouverte au-delà d’une simple appartenance locale.

Photo : Catherine Tetreault

l'oeil de poisson
petite galerie

Artiste : Catherine Arsenault

Dans Nos rivages, Catherine Arsenault explore le fleuve Saint-Laurent à travers une série de dessins réalisés sur le terrain, qu’elle transforme en vidéo d’animation pour évoquer notre lien intime avec ce territoire. En montrant les vagues et remous, l’œuvre met en lumière la puissance de l’eau, à la fois majestueuse et dévastatrice, tout en impliquant physiquement le regardeur·euse. La répétition du geste de dessin fait écho au mouvement incessant des vagues, et, une fois animés, ces tracés deviennent une danse où se rencontrent le corps de l’artiste et celui du fleuve, prolongée dans l’espace par une forme de littoral sculptée à partir de résidus de papier.

Photo : Catherine Tetreault

Ahkwayaonhkeh

ArtisteS : AMY MALBEUF ET JORDAN BENNETT

Dans cette exposition, Amy Malbeuf et Jordan Bennett explorent, chacun à leur manière, des formes de passage et de relation au territoire. Dans une performance en forêt, Malbeuf affirme son corps de femme autochtone en retirant successivement des couches de vêtements jusqu’à la nudité, inscrivant sa présence dans le paysage et ouvrant un portail symbolique vers différents mondes. À proximité, Bennett propose avec ses fishing holes une expérience d’écoute et de lenteur, invitant à entrer en relation avec l’eau et le vivant sous la surface. Ensemble, les deux artistes, ancrés dans leurs traditions Métis et Mi’kmaq, tissent une réflexion sur la transmission, la famille et le lien au territoire, en conviant le public à franchir, lui aussi, ces portails.

Photo : Catherine Tetreault

La Bande Video

Artiste : GLENN GEAR

L’installation de Glenn Gear s’inspire de l’acte de « briser la glace » comme passage entre différents mondes – sous l’eau, à sa surface et vers le ciel – évoquant des relations entre les milieux, les êtres vivants et les pratiques de subsistance. À travers deux projections numériques inspirées de sa pratique matérielle (perlage, travail de peau de phoque), il crée des formes animées rappelant des flocons et des kaléidoscopes, accompagnées du son des vagues. Entre celles-ci, des motifs stellaires et géométriques issus des savoirs inuit prolongent cette vision, tissant un réseau de relations entre territoire, culture, corps et environnement.

Photo : Ivan Binet

ENGRAMME

Artiste : ciwas tahos

Dans sa série Raw ⇆ Ripened ⇆ Happiness, Ciwas Tahos utilise son propre corps comme matériau pour interroger l’usage historique des tampons administratifs dans l’identification et l’effacement des peuples autochtones, notamment à Taïwan et au Canada. En mobilisant des dispositifs mécaniques qui impriment sa chair, elle met en lumière la violence bureaucratique exercée sur les corps et les identités, tout en réactivant un lien avec la culture atayal. L’eau, omniprésente dans l’encre et dans le corps, participe à ce processus performatif où la peau devient surface d’inscription, puis de transmission, laissant dans l’espace une trace durable de ces gestes.

Photo : Catherine Tetreault

CENTRE VU

Artiste :Carolina Caycedo

Dans sa pratique, Carolina Caycedo considère l’eau comme une entité vivante et spirituelle, au cœur de son projet Be Dammed, qui examine les impacts des mégabarrages en Colombie et ailleurs. À travers des œuvres comme Serpent River Book, déployé comme un fleuve dans l’espace, ou la vidéo Esto No Es Agua, elle explore les dimensions politiques, sensibles et sonores des cours d’eau. Avec Elwha’s Healing, elle évoque la restauration d’une rivière après le démantèlement de barrages, en proposant une vision renouvelée du paysage. Enfin, Fuel to Fire présente un rituel autochtone de restitution lié à la préservation d’un écosystème, soulignant des approches alternatives fondées sur le soin, l’équilibre et le refus de l’accumulation.

Photo : Ivan Binet

Vitrine/Galerie
de Manif d'art

Artiste : Catherine Arsenault

Dans sa pratique, Catherine Arsenault se penche sur les phénomènes observés en nature au cœur de territoires excentrés. Pour Nos rivages, elle a réalisé plusieurs dizaines de dessins du fleuve Saint-Laurent à différentes jonctions, qu’elle a ensuite transposés en vidéo d’animation. Pour elle, cette excursion graphique constitue une exploration de « notre lien intime et profond avec le fleuve Saint-Laurent ».

Photo : Catherine Tetreault

Côte d'Abraham

Artiste : couzyn van heuvelen

Dans cette installation, Couzyn van Heuvelen explore le lien entre corps, territoire et alimentation dans les cultures inuit, où la chasse et la relation au vivant sont au cœur des pratiques. En détournant les formats traditionnels pour créer des hameçons monumentaux et colorés (Nitsiit), il invite à réfléchir aux savoirs liés à la subsistance et aux interactions avec les animaux. L’œuvre met également en lumière les enjeux contemporains d’accès à la nourriture dans les communautés du Nord, soulignant l’importance de préserver les écosystèmes qui soutiennent ces pratiques essentielles.

Photo : Marc-Antoine Hallé

La Chambre Blanche

Artiste : elias nafaa

Dans cette installation, Elias Nafaa utilise le verre comme un matériau à la fois protecteur et fragile, qui agit comme un seuil entre distance et immersion face au traumatisme. En transformant 300 armes de destruction en objets moulés et délicats, il évoque la violence des frappes militaires récentes au Liban, chaque forme reflétant un type d’arme réel et sa fréquence d’utilisation. L’œuvre relie ainsi ces réalités à des expériences diasporiques, où mémoire, déplacement et contraste entre guerre et paysage paisible – comme celui du Québec – coexistent, faisant du verre une métaphore à la fois de la glace, de la rupture et de la transmission.

Photo : Ivan Binet

La Charpente des Fauves

Artiste : sabrina ratté

Sous les couleurs vibrantes d’un coucher de soleil, la première image de Terraforma dévoile un territoire inconnu, bien que familier. Les reliefs des montagnes et des lignes qu’on devine architecturales nous plongent dans un univers entre nature et science-fiction. Ici, l’eau – tout comme les humains – brille par son absence, tandis que le sol semble en avoir été vidé. La neige et l’hiver y sont omniprésents, revenant ponctuellement et créant un pont entre la glace virtuelle de l’œuvre vidéo et celle, réelle, de son lieu de présentation.

Photo : Catherine Tetreault

Centre Alyne-LeBel

Artiste : lori blondeau

Dans Asinîy Iskwew, qui signifie « Femme-rocher » en cri, Blondeau se met de nouveau en scène dans des paysages naturels, adoptant des poses sculpturales qui interrogent les conventions commémoratives de ce qu’on appelle le Canada. Vêtue d’une longue robe de velours rouge et se tenant droite sur des socles de pierre naturelle autour du site de Mistaseni, à Elbow Harbour, elle évoque la destruction, en 1966, d’immenses blocs glaciaires sacrés dynamités par le gouvernement de la Saskatchewan pour permettre la construction du lac artificiel Diefenbaker.

Photo : Marc-Antoine Hallé

Table ronde: Solidarités cryohumaines

Biennale de Québec

Table ronde: Solidarités cryohumaines

Publié le 25 mars 2026

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Thématiques abordées

  • Fonte des glaciers et transformations du territoire
  • Crise climatique et enjeux hydrologiques
  • Relations entre humains et non-humains
  • Pratiques artistiques et écologies sensibles
  • Nouvelles formes de collaboration et de soin

Informations

Jeudi 16 avril 2026
17 h à 19 h
Espace Quatre Cents

Marie-Hélène Roch

Étudiante en sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Co-directrice d'Oxen Network, OBNL qui oeuvre au Nunavut et au Groenland

Artiste-chercheure écoféministe et experte en nordicité urbaine et en humanités froides, Marie-Hélène Roch développe une pratique située au croisement de l’art-action et des humanités environnementales. Doctorante à l’UQAM et membre du CELAT et du RéQEF, elle explore les liens entre transformations environnementales, imaginaires et affects contemporains.

Depuis plus de 13 ans, elle contribue à la diffusion et à la démocratisation des savoirs liés à la nordicité, en intégrant des approches interdisciplinaires et sensibles. Ses projets, ancrés dans la co-création, prennent la forme de performances, d’interventions in situ et d’activations dans l’espace public.

Son travail a été présenté au Canada et à l’international, notamment en Finlande, en Suède et en Russie.

Caroline Aubry-Wake

Professeure adjointe en géographie et environnement à l’Université de Lethbridge et hydrologue de montagne

Professeure en géographie et environnement à l’Université de Lethbridge, Caroline Aubry-Wake étudie les interactions entre neige, glaciers et eaux souterraines dans un contexte de changements climatiques.

Ses recherches, à la croisée du terrain et de la modélisation, visent à mieux comprendre l’évolution des systèmes hydrologiques de montagne et leurs impacts sur les ressources en eau.4r

Caoihme Isha Beaulé

Professeure et chercheuse à l’École de design de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal

Professeure à l’Université de Montréal, Caoihme Isha Beaulé développe une pratique de recherche à l’intersection du design, de la nordicité et des approches collaboratives.

Formée au Canada et en Finlande, elle explore le design comme une pratique relationnelle, ancrée dans les contextes culturels, environnementaux et politiques. Ses travaux portent notamment sur la co-construction de la confiance, la décolonisation du design et les dynamiques de collaboration en milieux complexes.

Mariah Erkloo

Étudiante en sociologie à l'Université de la Colombie-Britannique, Co-directrice d'Oxen Network, OBNL qui oeuvre au Nunavut et au Groenland

Mariah Erkloo est originaire de Mittimatalik (Pond Inlet), au Nunavut. Sa pratique explore les liens qui unissent l’eau, le territoire et la communauté. Elle accorde une attention particulière à l’Arctique, à la fois lieu de vie et système vivant.

L’eau occupe une place centrale dans son travail et oriente sa manière d’aborder les enjeux climatiques, le tourisme et la responsabilité collective. Elle est codirectrice d’Oxen Network, un organisme à but non lucratif dirigé par des Inuit, qui crée des occasions pour les Inuit de s’engager et de jouer un rôle de premier plan dans l’industrie du tourisme d’expédition.

Membre de la cohorte jeunesse Tuutalik et engagée dans l’action climatique, Mariah évolue entre les sphères communautaires, circumpolaires et internationales. Elle y fait entendre les perspectives inuit sur les changements climatiques et la continuité culturelle.

Son travail repose sur une démarche de mise en relation — entre les personnes, les industries et les savoirs. Elle contribue, aux côtés d’autres voix inuit, à façonner la manière dont l’Arctique est vécu, compris et protégé dans un contexte de transformations rapides.

Marie-Hélène Graveline

Géographe, chercheuse et doctorante à l’Institut des sciences de l’environnement UQAM

Chercheuse et doctorante à l’UQAM, Marie-Hélène Graveline s’intéresse aux enjeux d’adaptation aux aléas hydroclimatiques, notamment les inondations et les étiages. Ses travaux portent sur la résilience des communautés face aux transformations environnementales.

Elle enseigne également au DESS en Résilience, risques et catastrophes, et collabore avec des instances gouvernementales sur les stratégies d’adaptation aux changements climatiques.

Jessica Houston

Artiste multidisciplinaire

Jessica Houston développe une pratique à l’intersection de l’art, de l’écologie et de la justice environnementale. Ses œuvres, présentées au Canada et à l’international, interrogent les relations entre les territoires, les systèmes de pouvoir et les enjeux climatiques.

À travers des projets mêlant photographie, installation et interventions in situ, elle collabore avec des communautés en Arctique et dans diverses régions du monde. Son travail propose de nouvelles cartographies sensibles des territoires, tout en mettant en lumière l’interdépendance entre humains et milieux naturels.

Anne-Isabelle Léonard

Artiste interdisciplinaire, Co-fondatrice Outdoor Artist Collective

Artiste et facilitatrice, Anne-Isabelle Léonard développe une pratique à la croisée des arts visuels, de l’art social et de l’engagement environnemental.

Son travail mobilise l’installation, la performance, l’écriture et l’expérimentation en milieux naturels pour explorer les notions d’impermanence, de transformation et de relation au vivant. Elle s’intéresse particulièrement aux espaces de transition — où le corps entre en contact avec des formes d’intelligence non humaines.

Découvrez les intervenantes

Marie-Hélène Roch
Caroline Aubry-Wake

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Marie-Hélène Graveline
Caoihme Isha Beaulé

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Découvrez les intervenantes

Quoi faire cet hiver à Québec

Art publicBiennale de QuébecManif d'art

Quoi faire cet hiver à Québec

Publié le 12 février 2026

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Pourquoi c’est une sortie d’hiver facile à planifier

L’hiver à Québec peut freiner certaines envies de sorties. La Biennale, elle, s’adapte aux réalités de la saison.

Intérieur d’abord (expo centrale + galeries)

Tu peux commencer par l’exposition centrale à l’Espace Quatre Cents, un lieu accessible, chauffé et central.
Ensuite, plusieurs galeries partenaires permettent de prolonger l’expérience à distance de marche ou en quelques minutes en transport.

→ Idéal pour une demi-journée culturelle sans contrainte météo.

Gratuit ensuite (parcours d’art public)

Une fois l’exposition intérieure visitée, le parcours d’art public gratuit te permet de découvrir des œuvres en plein air — de jour ou en soirée — sans billet supplémentaire.

Certaines œuvres prennent d’ailleurs une dimension différente à la tombée du jour.

Commencer par l’exposition centrale à l’Espace Quatre Cents

L’exposition centrale constitue le cœur de la Biennale.

📍 Lieu : Espace Quatre Cents

Dates, horaires, durée conseillée

La Biennale se déroule de la fin février à la mi-avril 2026.
Prévois environ 1 h 30 à 2 h pour découvrir l’exposition centrale confortablement.

Astuce : privilégie les plages en semaine si tu veux une visite plus calme.

Accès (à pied, RTC, voiture) + stationnements

  • À pied : accessible depuis le Vieux-Port et le centre-ville.

  • RTC : plusieurs lignes desservent le secteur.

  • Voiture : stationnements publics à proximité (Vieux-Port et centre-ville).

L’emplacement permet facilement d’enchaîner avec d’autres lieux culturels.

Voir l’exposition centrale

Art public gratuit : quoi voir et quand (jour / nuit)

L’un des atouts majeurs de la Biennale est son parcours d’art public gratuit.

Quartier Saint-Jean-Baptiste : rétroprojection le soir

Certaines œuvres utilisent la lumière ou la projection.
En soirée, l’expérience visuelle peut être amplifiée.

Ce secteur permet une promenade courte, idéale en fin de journée.

Berges : Quai des Cageux

Le Quai des Cageux offre un cadre particulier, entre fleuve et installations artistiques.
Selon l’œuvre présentée, l’écoute et l’ambiance sonore peuvent faire partie intégrante de l’expérience.

Prévois des vêtements adaptés au vent du fleuve.

Parc : Domaine de Maizerets

Le Domaine de Maizerets permet une approche plus contemplative.
En journée, la lumière naturelle dialogue avec les installations.
En soirée, certaines œuvres changent d’atmosphère.

C’est une option intéressante pour une sortie combinant nature et culture.

Découvrir Manif 12 d’art public

Prolonger en galeries : itinéraire Saint-Roch + autres quartiers

La Biennale ne se limite pas à un seul lieu.

Pôle Méduse (rayon à pied)

Le quartier Saint-Roch concentre plusieurs centres d’artistes.
Autour de Méduse, tu peux visiter plusieurs expositions dans un rayon restreint.

Itinéraire suggéré :

  1. Exposition centrale

  2. Pause café Saint-Roch

  3. Deux galeries partenaires à distance de marche

Vieux-Québec / Montcalm : compléments

Le Vieux-Québec et Montcalm offrent d’autres lieux d’exposition complémentaires.
Ces quartiers permettent d’intégrer la Biennale dans une journée complète de découverte culturelle.

Voir Manif 12 en galerie

Billetterie : soutenir l’art actuel à Québec

L’exposition centrale de Manif d’art 12 est accessible par billet, tandis que le parcours d’art public et la majorité des expositions en galerie sont proposés gratuitement.

Acheter un billet pour l’exposition centrale, ce n’est pas seulement planifier une sortie culturelle : c’est aussi soutenir concrètement la création en art actuel.

Manif d’art est un organisme à but non lucratif. Les revenus de billetterie contribuent directement à :

  • la production et la diffusion des œuvres

  • l’accueil des artistes d’ici et d’ailleurs

  • la médiation culturelle (visites guidées, activités familles, rencontres)

  • le maintien d’une programmation accessible au public

En choisissant de participer, tu appuies un écosystème culturel local qui favorise la relève, la recherche artistique et le dialogue entre disciplines.

Tarifs et modalités

Les tarifs de l’exposition centrale sont détaillés sur la billetterie officielle.

Une contribution qui a un impact

Au-delà de l’expérience personnelle, soutenir la Biennale permet :

  • de renforcer la vitalité culturelle de Québec en hiver

  • de maintenir un événement d’envergure internationale

  • d’encourager des pratiques responsables et durables

    Politique de développement dur…

La politique de développement durable adoptée par l’organisme engage notamment des actions concrètes en matière d’écoresponsabilité, d’accessibilité et d’impact social

Politique de développement dur…

En visitant l’exposition, tu participes ainsi à un modèle culturel qui valorise la création tout en tenant compte des enjeux environnementaux et communautaires.

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Avant de partir, prenez quelques minutes pour organiser votre parcours : horaires détaillés, lieux participants, accès, billetterie et conseils pratiques sont regroupés au même endroit.

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Quelles sont les dates de Manif d’art 12 ?

Du 28 février au 19 avril 2026.

Combien de lieux participent à Manif d’art 12 ?

41 sites d’exposition sont annoncés.

Où se trouve l’exposition centrale ?

À l’Espace Quatre Cents, 100 quai Saint‑André (Vieux‑Port).

Quels sont les horaires de l’exposition centrale ?

Mercredi à dimanche, 10 h à 17 h (sur la période).

L’art public est‑il gratuit ?

Oui : l’ensemble des œuvres d’art public est annoncé gratuit.

Les œuvres d’art public sont‑elles visibles le soir ?

La majorité des installations extérieures est visible en tout temps ; certaines projections changent d’ambiance selon l’heure.

Faut‑il suivre un parcours précis ?

Non : une carte interactive et des indications par quartier sont proposées, mais la découverte spontanée reste possible.

Quelles galeries voir facilement à pied dans Saint‑Roch ?

Le pôle Méduse regroupe plusieurs lieux dans un rayon de quelques minutes à pied.

L’Espace Quatre Cents est‑il accessible PMR ?

Oui

Combien coûte un atelier famille ?

5 $ par enfant (matériel inclus) ; l’adulte accompagnateur doit avoir un billet expo centrale (10–20 $).

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5 février 2026

Passeport philanthropique Manif d'art 12

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17 février 2026

La relâche au Vieux-Port de Québec

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Passeport philanthropique Manif d'art 12

Biennale de Québec

Passeport philanthropique Manif d'art 12

Publié le 5 février 2026

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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18 décembre 2025

Manif d’art et le Hilton Québec

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12 février 2026

Quoi faire cet hiver à Québec

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Manif d’art et le Hilton Québec

Biennale de Québec

Manif d’art et le Hilton Québec

Publié le 18 décembre 2025

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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10 décembre 2025

La Commission de la capitale nationale du Québec et Manif d’art unissent leurs forces

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5 février 2026

Passeport philanthropique Manif d'art 12

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La Commission de la capitale nationale du Québec et Manif d’art unissent leurs forces

Biennale de Québec

La Commission de la capitale nationale du Québec et Manif d’art unissent leurs forces

Publié le 10 décembre 2025

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Bibliothèque Gabrielle-Roy

Jeune commissaire : Camille Biron
Artiste : Camille Ratté

S’exercer propose d’interroger les rapports complexes que nous entretenons avec les matériaux et les gestes. À travers quatre volets présentés dans les bibliothèques Claire-Martin, Gabrielle-Roy et Monique-Corriveau, le projet réunit les œuvres de Mylène Michaud, Carole Baillargeon, Zou Desbiens et Camille Ratté. En explorant le verre et le textile – deux techniques longtemps situées à la marge des beaux-arts –, S’exercer souhaite montrer comment ces pratiques participent pleinement aux débats esthétiques contemporains. Qu’il s’agisse de sculptures en verre évoquant la pluie verglaçante sur nos architectures ou d’œuvres textiles qui réinvestissent des techniques artisanales marginalisées, ces pratiques ouvrent un espace critique où se croisent enjeux climatiques et récits de résistance en rendant visible la porosité des cadres traditionnels entre art et artisanat. Cette exposition introduit des gestes de soin, des temporalités lentes et des matières fragiles qui nous amènent à percevoir la matière et le geste différemment.

Photo :

Trois lieux emblématiques au service de la création

Les lieux offerts par la CCNQ ne sont pas de simples espaces de présentation : ils structurent l’identité du parcours, façonnent la rencontre entre les œuvres et le public, et influencent directement l’expérience proposée par les commissaires émergentes.

Place des Canotiers

Située entre la ville et le fleuve, la Place des Canotiers est un lieu historique et rassembleur, marqué par ses couches de mémoire et son paysage exceptionnel. Pour le volet Jeunes commissaires, elle devient un point d’ancrage symbolique : celui de la traversée, de l’échange et des récits en mouvement.

Quai des Cageux

Long corridor ouvert sur le Saint-Laurent, le Quai des Cageux offre un horizon large où se rencontrent espace, lumière et temporalités. Sa dimension paysagère en fait un espace idéal pour accueillir des œuvres installatives en dialogue avec le fleuve.

Station de la Côte

Plus intime et ancrée dans le tissu urbain, la Station de la Côte réunit passage, transition et proximité citoyenne. Elle permet d’appréhender l’art actuel au quotidien et d’introduire des propositions artistiques dans un lieu accessible, traversé par des publics variés.

Quatre commissaires, quatre univers : le volet Jeunes commissaires 2026

Pour cette édition, Dounia Bouzidi, Camille Biron, Ally Rosilio et Laurence Duchesne proposent chacune une exposition qui explore les tensions, récits et enjeux qui traversent nos sociétés. Ensemble, ces quatre approches forment un parcours riche, accessible et profondément ancré dans les territoires.

Dounia Bouzidi — Déborder le fleuve, nouer la mémoire

Place des Canotiers – Quai des Cageux – Station de la Côte (CCNQ)

Conçu comme une marche le long du Saint-Laurent, le projet de Dounia Bouzidi réunit les artistes Berirouche Feddal, Tyra Maria Trono et Amanda Préval. Le fleuve devient ici un vecteur de mémoire, un espace d’interactions culturelles et un témoin des circulations humaines, matérielles et symboliques.

Les œuvres explorent les notions de filiation, d’héritage, de diaspora et de récits transmis, en s’appuyant sur les gestes, les matériaux et les histoires familiales. Les installations deviennent des espaces d’accueil où se tissent des dialogues sensibles sur l’appartenance, la complexité identitaire et les systèmes qui les contraignent.

Le choix des trois lieux de la CCNQ n’est pas anodin : ils accompagnent cette réflexion sur l’eau, le passage et les connexions. Là où le fleuve s’ouvre, les récits se déploient.

Artistes :
Berirouche Feddal – installations et gravures comme architectures de mémoire
Amanda Préval – objets performatifs en tresses synthétiques, héritage capillaire et résistance
Tyra Maria Trono – récits incarnés, archives culturelles et identité diasporique

Camille Biron — S’exercer

Bibliothèques Claire-Martin, Gabrielle-Roy, Monique-Corriveau, Félix Leclerc

Dans S’exercer, Camille Biron interroge les gestes, la matière et les savoirs artisanaux à travers les pratiques du verre et du textile. Longtemps considérées comme marginales dans les beaux-arts, ces techniques deviennent ici des vecteurs critiques pour repenser nos liens au territoire, à la fragilité et aux enjeux climatiques.

Les œuvres de Carole Baillargeon, Zou Desbiens, Mylène Michaud et Camille Ratté proposent des temporalités lentes, des gestes de soin et des matières délicates qui invitent le public à percevoir autrement les mouvements du vivant.

Des sculptures en verre évoquant la pluie verglaçante aux textiles qui réinvestissent des gestes ancestraux, S’exercer met en lumière la porosité entre art, artisanat et écologie.

Ally Rosilio — FAIRE EAU / TO SPILL

Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

Alors que les glaces se fragmentent le long du Saint-Laurent, l’exposition d’Ally Rosilio se penche sur les politiques et poétiques de l’eau. Réunissant Kuh Del Rosario, naakita f.k. et Nina Vroemen, FAIRE EAU / TO SPILL explore l’eau comme corps, mémoire, archive et force relationnelle.

Les artistes suivent ses flux — hydrologiques, corporels, territoriaux — et s’intéressent à ses débordements, à sa désobéissance aux logiques extractivistes, et à sa capacité de relier des systèmes vivants.

Cette exposition propose une lecture sensible des interdépendances écologiques mondiales et questionne les récits dominants qui façonnent notre rapport aux ressources.

Les œuvres invitent à une attention incarnée : penser l’eau comme un corps partagé transforme notre manière d’habiter la planète.

Laurence Duchesne — Compte-goutte

Espace )( Parenthèses – Espace culturel du quartier Saint-Nicolas

Avec Compte-goutte, Laurence Duchesne réunit Nady Larchet, Karine Locatelli, Mériol Lehmann et Valérie Cain Bourget autour de la lenteur des crises écologiques — lenteur des transformations climatiques, lenteur des réponses politiques, lenteur des adaptations.

À Espace )( Parenthèses,

  • Valérie Cain Bourget explore les transformations urbaines et naturelles générées par l’entropie,
  • Mériol Lehmann témoigne de la disparition des glaces nordiques et de ses effets invisibles sur les communautés autochtones.

À l’Espace culturel du quartier Saint-Nicolas,

  • Nady Larchet traduit la pollution atmosphérique en une symphonie sonore chaotique,
  • Karine Locatelli propose des paysages suspendus, entre beauté boréale et inquiétude.

L’exposition met en tension responsabilité, sentiment d’impuissance et mémoire du territoire. Elle révèle la crise écologique non pas comme un événement ponctuel, mais comme un temps étiré, infiltré dans nos gestes et nos environnements.

Un parcours ancré dans la ville, le fleuve et les communautés

Le volet Jeunes commissaires 2026 met en relation des préoccupations contemporaines – territoires, récits diasporiques, écologie, mémoire, gestes – avec les lieux qui structurent nos déplacements quotidiens.

L’apport de la CCNQ est ici déterminant :

  • ouvrir les lieux publics à la création émergente,
  • inscrire l’art actuel dans les espaces que nous habitons,
  • inviter le public à découvrir des œuvres en mouvement, en marche, en circulation.

En unissant ces quatre commissaires et ces multiples lieux – bibliothèques, quartiers, musées, espaces du fleuve – le parcours devient une expérience accessible, inclusive et profondément liée au territoire.

Une collaboration qui fait rayonner la relève et la capitale culturelle

En soutenant les Jeunes commissaires, la Commission de la capitale nationale du Québec contribue à faire de Québec une ville où la création s’inscrit dans le quotidien, où les espaces publics deviennent des lieux d’écoute et de dialogue, et où la relève peut déployer des projets ambitieux au contact direct du public.

Le parcours 2026 témoigne de la vitalité de l’art actuel à Québec : un art qui interroge, qui relie, qui transforme. Un art qui, grâce à des partenaires engagés comme la Commission de la capitale nationale du Québec, continue de faire vivre une capitale créative, ouverte et tournée vers l’avenir.

Le volet Jeunes commissaires bénéficie également du soutien de précieux partenaires  Les bibliothèques de la Ville de Québec - Espace )( Parenthèses - Espace culturel du quartier Saint-Nicolas - Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul

Présentateur du volet Jeunes Commissaires

Partenaires de diffusion du volet Jeunes commissaires

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13 novembre 2025

Nadia Myre : une artiste honorée et engagée

Nadia Myre : une artiste honorée et engagée, de Manif d’art à la scène internationale
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18 décembre 2025

Manif d’art et le Hilton Québec

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Tout savoir sur la Biennale de Québec

Biennale de Québec

Tout savoir sur la Biennale de Québec

Publié le 2 octobre 2025

Tout savoir sur la Biennale de Québec : Unique en Amérique du Nord

À l’heure des bouleversements climatiques, comment repenser nos manières d’habiter le monde — et de collaborer avec lui? À travers la thématique Briser la glace / Splitting Ice, Manif d’art 12 explore la glace, l’eau et le dégel comme des réalités à la fois matérielles, sensibles et politiques. La table ronde Comment collaborer en temps d’humanités fondantes et liquides? prolonge cette réflexion en croisant art, recherche, design et écologies du vivant.

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Qu’est-ce qu’une année biennale ?

Une année marquée par la tenue d’un événement artistique qui revient tous les deux ans.

Quelle est la différence entre une biennale et une décennale ?

La biennale a lieu tous les deux ans, la décennale une fois tous les dix ans.

Quels sont les 9 arts plastiques ?

Peinture, sculpture, architecture, dessin, gravure, photographie, cinéma, arts numériques et arts décoratifs.

Où est la Biennale de Québec ?

Dans différents lieux de la ville de Québec (musées, galeries, espaces publics).

Quel est le prix d’entrée à la Biennale ?

Gratuit pour de nombreuses activités, abordable pour les expositions muséales.

Pourquoi visiter la Biennale de Québec ?

Parce qu’elle est la seule biennale hivernale en Amérique du Nord, alliant art actuel et expérience urbaine unique.

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30 septembre 2025

Quoi faire à Québec en octobre 2025 ?

L’automne culturel à Québec : un mois d’octobre foisonnant
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21 octobre 2025

Découvrez l'espace quatre cents

Un lieu de créativité et d'inspiration à Québec
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APPEL DE CANDIDATURES - VOLET «JEUNES COMMISSAIRES» : MANIF D'ART 12 - LA BIENNALE DE QUÉBEC

Biennale de Québec

APPEL DE CANDIDATURES - VOLET «JEUNES COMMISSAIRES» : MANIF D'ART 12 - LA BIENNALE DE QUÉBEC

Publié le 29 octobre 2024

Pour la 12e édition de La biennale de Québec, Manif d'art fait une nouvelle fois appel aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec, désireux·euses de participer à la programmation officielle de cet évènement d’envergure.

Depuis sa neuvième édition, Manif d’art intègre un volet « Jeunes commissaires » à la programmation officielle de La biennale de Québec. Pour Manif d’art 12, l’organisme fait une nouvelle fois appel aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec, désireux·euses de participer à cet évènement d’envergure.

Thématique : «Briser la glace/Splitting ice»

Comment nos corps peuvent-ils résister, ou même simplement survivre face à la fonte des neiges, au réchauffement des océans, à la pollution des aquifères, au recul des côtes et à la raréfaction des eaux douces ? Depuis la désormais emblématique Danse dans la neige (1948) de Françoise Sullivan, le paysage hivernal du Québec sert de cadre à des actions féministes centrées sur le mouvement, où les corps se mêlent à leur environnement naturel dans des chorégraphies alliant la chaleur de la chair vivante à la froideur de la neige blanche.

Explorant les eaux gelées et leurs nombreuses variations – glace, neige fondue, poudreuse, blizzard et autres – divers artistes ont investi leurs écosystèmes, en combinant différents modes d’expression pour entrer en communion avec la nature, affirmer leurs identités politiques et dénoncer les liens sous-jacents entre patriarcat, colonisation, extraction des ressources et la crise climatique dont nous subissons les effets aujourd’hui.

En tant que seule biennale d’hiver en Amérique du Nord, Manif d’art 12 s’efforce de commémorer, célébrer et perpétuer les héritages intergénérationnels de la performance et de ses manifestations à travers des pratiques incarnées, enracinées dans la terre, et plus particulièrement dans l’eau et ses multiples formes à travers le monde, les saisons et les climats.

Le volet « Jeunes commissaires »

Les commissaires sélectionné·e·s seront invité·e·s à interpréter la thématique du commissaire de la biennale, Didier Morelli, en collaboration avec lui. Ils pourront concevoir des expositions avec les artistes de leur choix dans les espaces d’exposition prédéterminés et en fonction de ressources allouées. Les espaces d’expositions pourraient présenter certaines exigences, lesquelles seront partagées dès la première rencontre entre Manif d’art et les jeunes commissaires.

Bénéficiant d’un rapport de mentorat privilégié avec le commissaire, les jeunes commissaires seront accompagné·e·s par Manif d’art dans leurs recherches artistiques ; dans le développement de leur approche de commissariat ; dans leurs processus créatifs de mise en exposition ; et dans la gestion et la coordination de leurs projets d’exposition respectifs.

Les jeunes commissaires devront se rendre disponibles pour participer à des activités de formation et rencontres de travail périodiques. Les expositions des jeunes commissaires seront intégrées au catalogue d’exposition, aux activités professionnelles, ainsi qu’aux activités de vernissage de la biennale.

En résumé, les candidat·e·s sélectionné·e·s, pour participer au volet « Jeunes commissaires » prendront en charge les tâches suivantes, avec l’appui et l’accompagnement de l’équipe de Manif d’art :

  • Développement d’une vision personnelle de la thématique de Manif d’art 12
  • Développement d’un projet d’exposition (sélection des artistes et des œuvres, design d’exposition)
  • Rédaction de textes artistiques et biographiques
  • Développement d’activités d’animation et de médiation culturelle, le cas échéant (selon les projets)
  • Coordination d’un projet d’exposition (invitation et encadrement des artistes, gestion des relations avec les partenaires, contrats, assurances, transport d’œuvres, montage et démontage)
  • Tenue d’un budget et recherche de financement (un budget de départ permettant la réalisation de l’exposition, avec paiement des artistes et des jeunes commissaires, sera alloué à chacun des projets ; dans le cas où les personnes sélectionnées souhaiteraient augmenter leur budget de projet, elles devront prendre en charge les démarches de financement additionnelles. Manif d’art les accompagnera dans ces démarches)
  • Communications (publicité et promotion, signalétique)

Au terme de l’expérience, les jeunes commissaires auront développé et présenté des expositions de qualité dans des lieux professionnels et appris à en comprendre tous les aspects de la gestion. Ils·elles auront professionnalisé leur pratique de commissariat, acquis des compétences diverses et considérablement développé leur réseau de contacts.

Candidatures admissibles

Le volet « Jeunes commissaires » de Manif d’art 12 s’adresse aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec (les candidat·e·s travaillant dans la ville de Québec et ses environs seront privilégié·e·s). Il concerne les commissaires avec 7 ans ou moins d’expérience professionnelle dans le domaine et/ou moins de 5 projets de commissariat à leur actif. Seront priorisé·e·s les candidat·e·s ayant fait des études universitaires en Histoire de l’art, en Arts visuels ou en Muséologie (ou autres domaines connexes).

Les dossiers seront évalués par la direction artistique de Manif d’art.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • Curriculum vitae à jour
  • Lettre de motivation
  • Portfolio avec réalisation de commissariats antérieurs, le cas échéant.
  • Exemples de textes artistiques, le cas échéant.

Date limite pour postuler : 1er décembre 2024 à 23h59

Contact :
Marie-Christine Landry,
Directrice de production à Manif d’art
dir.production@manifdart.org
418 524-1917

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15 octobre 2024

appel candidatures biennale quebec – participez

Manif d’art a le plaisir d’annoncer le commissaire et la thématique de la 12e édition de la biennale de Québec qui se tiendra du 28 février au 19 avril 2026. © Photo : Clara Lacasse.
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7 novembre 2024

32e édition des Prix Videre - Dévoilement des finalistes

Manif d’art a le plaisir de dévoiler le nom des artistes sélectionné·es pour la 32e édition des Prix Videre en arts visuels.
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appel candidatures biennale quebec – participez

Biennale de Québec

appel candidatures biennale quebec – participez

Publié le 15 octobre 2024

Manif d’art a le plaisir d’annoncer le commissaire et la thématique de la 12e édition de la biennale de Québec qui se tiendra du 28 février au 19 avril 2026. © Photo : Clara Lacasse.

Depuis sa neuvième édition, Manif d’art intègre un volet « Jeunes commissaires » à la programmation officielle de La biennale de Québec. Pour Manif d’art 12, l’organisme fait une nouvelle fois appel aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec, désireux·euses de participer à cet évènement d’envergure.

Thématique : «Briser la glace/Splitting ice»

Comment nos corps peuvent-ils résister, ou même simplement survivre face à la fonte des neiges, au réchauffement des océans, à la pollution des aquifères, au recul des côtes et à la raréfaction des eaux douces ? Depuis la désormais emblématique Danse dans la neige (1948) de Françoise Sullivan, le paysage hivernal du Québec sert de cadre à des actions féministes centrées sur le mouvement, où les corps se mêlent à leur environnement naturel dans des chorégraphies alliant la chaleur de la chair vivante à la froideur de la neige blanche.

Explorant les eaux gelées et leurs nombreuses variations – glace, neige fondue, poudreuse, blizzard et autres – divers artistes ont investi leurs écosystèmes, en combinant différents modes d’expression pour entrer en communion avec la nature, affirmer leurs identités politiques et dénoncer les liens sous-jacents entre patriarcat, colonisation, extraction des ressources et la crise climatique dont nous subissons les effets aujourd’hui.

En tant que seule biennale d’hiver en Amérique du Nord, Manif d’art 12 s’efforce de commémorer, célébrer et perpétuer les héritages intergénérationnels de la performance et de ses manifestations à travers des pratiques incarnées, enracinées dans la terre, et plus particulièrement dans l’eau et ses multiples formes à travers le monde, les saisons et les climats.

Le volet « Jeunes commissaires »

Les commissaires sélectionné·e·s seront invité·e·s à interpréter la thématique du commissaire de la biennale, Didier Morelli, en collaboration avec lui. Ils pourront concevoir des expositions avec les artistes de leur choix dans les espaces d’exposition prédéterminés et en fonction de ressources allouées. Les espaces d’expositions pourraient présenter certaines exigences, lesquelles seront partagées dès la première rencontre entre Manif d’art et les jeunes commissaires.

Bénéficiant d’un rapport de mentorat privilégié avec le commissaire, les jeunes commissaires seront accompagné·e·s par Manif d’art dans leurs recherches artistiques ; dans le développement de leur approche de commissariat ; dans leurs processus créatifs de mise en exposition ; et dans la gestion et la coordination de leurs projets d’exposition respectifs.

Les jeunes commissaires devront se rendre disponibles pour participer à des activités de formation et rencontres de travail périodiques. Les expositions des jeunes commissaires seront intégrées au catalogue d’exposition, aux activités professionnelles, ainsi qu’aux activités de vernissage de la biennale.

En résumé, les candidat·e·s sélectionné·e·s, pour participer au volet « Jeunes commissaires » prendront en charge les tâches suivantes, avec l’appui et l’accompagnement de l’équipe de Manif d’art :

  • Développement d’une vision personnelle de la thématique de Manif d’art 12
  • Développement d’un projet d’exposition (sélection des artistes et des œuvres, design d’exposition)
  • Rédaction de textes artistiques et biographiques
  • Développement d’activités d’animation et de médiation culturelle, le cas échéant (selon les projets)
  • Coordination d’un projet d’exposition (invitation et encadrement des artistes, gestion des relations avec les partenaires, contrats, assurances, transport d’œuvres, montage et démontage)
  • Tenue d’un budget et recherche de financement (un budget de départ permettant la réalisation de l’exposition, avec paiement des artistes et des jeunes commissaires, sera alloué à chacun des projets ; dans le cas où les personnes sélectionnées souhaiteraient augmenter leur budget de projet, elles devront prendre en charge les démarches de financement additionnelles. Manif d’art les accompagnera dans ces démarches)
  • Communications (publicité et promotion, signalétique)

Au terme de l’expérience, les jeunes commissaires auront développé et présenté des expositions de qualité dans des lieux professionnels et appris à en comprendre tous les aspects de la gestion. Ils·elles auront professionnalisé leur pratique de commissariat, acquis des compétences diverses et considérablement développé leur réseau de contacts.

Candidatures admissibles

Le volet « Jeunes commissaires » de Manif d’art 12 s’adresse aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec (les candidat·e·s travaillant dans la ville de Québec et ses environs seront privilégié·e·s). Il concerne les commissaires avec 7 ans ou moins d’expérience professionnelle dans le domaine et/ou moins de 5 projets de commissariat à leur actif. Seront priorisé·e·s les candidat·e·s ayant fait des études universitaires en Histoire de l’art, en Arts visuels ou en Muséologie (ou autres domaines connexes).

Les dossiers seront évalués par la direction artistique de Manif d’art.

Dossier de candidature

Le dossier de candidature doit comprendre :

  • Curriculum vitae à jour
  • Lettre de motivation
  • Portfolio avec réalisation de commissariats antérieurs, le cas échéant.
  • Exemples de textes artistiques, le cas échéant.

Date limite pour postuler : 1er décembre 2024 à 23h59

Contact :
Marie-Christine Landry,
Directrice de production à Manif d’art
dir.production@manifdart.org
418 524-1917

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16 août 2023

Première ovation - arts visuels, arts médiatiques et métiers d'art : Appel de projets - automne 2023

Manif d’art, gestionnaire du volet Arts visuels, arts médiatiques et métiers d’art de la mesure d’aide à la relève artistique Première Ovation, invite les artistes émergents de Québec et de Wendake à déposer leurs projets pour tous les programmes de bourses au plus tard le lundi 02 octobre 2023.
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29 octobre 2024

APPEL DE CANDIDATURES - VOLET «JEUNES COMMISSAIRES» : MANIF D'ART 12 - LA BIENNALE DE QUÉBEC

Pour la 12e édition de La biennale de Québec, Manif d'art fait une nouvelle fois appel aux commissaires émergent·e·s de la province de Québec, désireux·euses de participer à la programmation officielle de cet évènement d’envergure.
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